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30 mars 2018 5 30 /03 /mars /2018 08:00

Depuis de nombreux mois, les Colombiens constatent une recrudescence de projets immobiliers un peu partout dans notre ville.

 

N. Gouéta, qui n’en ait pas à un paradoxe près, réfute toute responsabilité dans cette effervescence immobilière et en reporte la responsabilité sur l’ancienne équipe municipale qui avait élaboré les règles d’urbanisme en 2013, elle-même se contentant d’appliquer le Plan Local d’Urbanisme (PLU).

 

Que prévoyait le PLU de 2013 ? Il fixait comme objectif la production de 300 nouveaux logements par an pour atteindre un niveau de population de 90 000 habitants à échéance 2020, c’est-à-dire un accroissement de population de 5 000 habitants en 7 ans (par rapport aux 85 000 habitants de 2013). Cet objectif était justifié dans le PLU « en raison de l’urbanisation déjà très importante du territoire, laissant peu de place, sans destruction de parties du tissu existant, pour reconstituer du foncier disponible et créer des équipements. Ces derniers étant par ailleurs coûteux en investissement et surtout en fonctionnement, l’ancienne équipe municipale ne souhaitait pas trop densifier son territoire afin de ne pas dépasser un seuil de population qui entraînerait la création de nouveaux services impliquant un effort financier trop impactant pour les Colombiens ». CQFD.

 

Le PLU de 2013 prévoyait de pérenniser la zone pavillonnaire en privilégiant l’urbanisation le long des grands axes de la commune, et dans les zones d’aménagement.. Il précisait que Colombes comptait en 2010 33% de logements sociaux et souhaite maintenir cet équilibre social mais en le répartissant différemment sur l’ensemble de la ville..

 

En 2011, nous avions adopté un Plan Local de l’Habitat d’une durée de 6 ans, avec une volonté de diversifier l’habitat en équilibrant les programmes de telle sorte qu’on y trouve un minimum de 30 % de logements sociaux (PLUS, PLAI), 20 % de logements en accession à coût maîtrisé et 50% en accession classique,  dès lors que les programmes immobiliers faisaient plus de 1500 m². Le PLH n’est plus en vigueur depuis 2017 et n’a pas été renouvelé ni modifié. Clairement, la municipalité a renoncé à tout cadrage permettant un développement équilibré de chacun de nos quartiers car il est admis par tout le monde que N. Goueta ne supporte les pauvres que s’ils sont à distance respectable de sa vue et de sa ville.

 

Que constate-t-on depuis l’arrivée de N. Goueta ? Ce sont 4000 logements qui d’ores et déjà sont accordés par la mairie ou sont à l’étude, et 1500 autres logements sont en attente sur l’Arc sportif qui est avant tout une aventure immobilière et très peu sportive. Ainsi, le rythme de production de logements collectifs est plutôt de l’ordre de 1 000 logements par an – trois fois plus que les orientations de 2013. Ce rythme de construction effréné conduira la commune à un niveau de population de 100 000 habitants très prochainement.

 

Aussi, la question que nous soulevions en 2013 sur la création, le financement et la gestion des équipements futurs demeure d’autant plus d’actualité que l’on devine, en l’absence de toute prospective publique,  que les équipements programmés aujourd’hui par la municipalité seront insuffisants à terme. Par exemple il est évident qu’il faudra un nouveau collège : où N. Goueta compte-t-elle trouver le foncier suffisant ?

 

Cette inquiétude est renforcée par les mesures du gouvernement qui impose une contractualisation financière en cours de négociation entre l’Etat et les 300 plus grosses collectivités de France.  Colombes est l’une d’entre elles. Pourtant, comme beaucoup de villes, et après plusieurs années de baisse de dotation au cours desquelles les communes ont déjà réalisé des efforts de gestion considérables, Colombes sera tenue de réduire ses dépenses de fonctionnement (personnels et services à la population), qui ont déjà conduit ces dernières années, par la seule volonté partisane de la Maire, à supprimer ou diminuer plusieurs pans de l’activité municipale. A partir de 2020, il sera probablement difficile d’engager des dépenses nouvelles  sans toucher encore à la masse salariale et donc sans couper à nouveau dans des dépenses de fonctionnement. Cela questionnera d’autant plus la capacité de la commune à financer et faire fonctionner d’éventuels futurs équipements. Mais aussi à  agir sur l'indispensable transition écologique pour laquelle la ville accumule les retards. 

 

La municipalité a modifié à deux reprises le PLU, le 7 février 2015 et le 12 décembre 2016. Elle aurait pu actualiser ses objectifs de population, elle n’en a rien fait. Si N. Goueta trouvait que le PLU n’était pas assez protecteur, elle aurait pu diminuer les hauteurs de bâti, les distances entre les bâtiments, les normes de stationnement etc. Elle n’en a rien fait encore une fois. Au contraire elle a accru les possibilités de construire dans plusieurs secteurs de la ville au plus grand bénéfice (dans tous les sens du terme) de promoteurs.

 

En fait, ce qui est en cause, ce n’est pas le PLU mais bien l’accélération inédite, spectaculaire, des programmes immobiliers

 

Partout dans la ville, surgissent des panneaux de chantiers. Nombreux sont les Colombiens qui sont sollicités par des promoteurs pour vendre leur bien à prix d’or. Tous les quartiers de la ville sont concernés cela sans aucune information ni concertation Que se passe-t-il ? Pourquoi la municipalité met-elle à mal les équilibres de notre ville ?  Pourquoi une telle spéculation ? Pourquoi une telle frénésie? Pourquoi tant d’opacité ? Quel est le rôle de la CODEVAM et de son vrai responsable Robert Goueta dans cet acharnement immobilier ? Pourquoi les promoteurs ont-ils tous les droits à Colombes?

 

Alors, si vous souhaitez communiquer, échanger, dialoguer à ce sujet, contactez-nous sur : stopbetoncolombes@gmail.com

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