Par patrick
Le groupe communiste avait déposé en temps et heure un vœu pour le Conseil municipal.
Il avait été communiqué à l’ensemble des conseillers dans leur dossier électronique dans les délais requis. Et était inscrit à l’ordre du jour du conseil.
Ce vœu, présenté par le groupe communiste, proposait que la ville de Colombes commémore à nouveau le massacre d’algériens le 17 octobre 1961, ce que continue à faire des associations depuis de nombreuses années au Pont de Bezons.
Cette commémoration participerait ainsi à un devoir de mémoire mais aussi d’alerte pour les jeunes générations sur la manière dont la barbarie peut s’immiscer insidieusement parmi nous.
Nicole Goueta, de manière discrétionnaire, a décidé de le retirer, empêtrée dans ses contradictions : a la fois nostalgique d’une certaine nostalgie de l’Algérie française, et consciente qu’une partie de la population, mais aussi de membres de son équipe municipale, sont les produits de cette histoire, souvent douloureuse, qui n’est pas seulement française.
Face à cette situation, les élus communistes ont décidé de quitté la séance du conseil municipal.
En retirant le vœu 10 minutes avant le début du conseil municipal, elle a sans doute pensé qu’elle ne fâcherait personne.
De mon point de vue, cette application concrète du « courage fuyons » sur cette partie de notre histoire ne m’étonne pas.
Si le vœu avait été présenté, je l’aurai voté.
C’est pour toutes ces raisons, de forme et de fond, que j’en parle ici.
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