N. Gouéta prétend être une valeur sure : petit jeu : l’anagramme de son slogan de campagne, « valeur sure », c’est « laver », et « usure ». Laver, ça va bien avec le côté camelot, qui veut laver plus blanc que blanc. Usure, parce que ça lui va bien : c’est une femme usée, qui a fait son temps. En fait, elle se la joue, et tente de nous la jouer. C’est son côté camelot. Elle cherche à se refaire une virginité, et nous ressert les mêmes vieilles recettes. Elle nous parle de vision. Sans doute dans ses rêves, mais pas dans la vraie vie. C’est son côté bonimenteur. Au contraire, plutôt que de se tourner vers l’avenir, elle regarde encore et toujours vers le passé. Son Colombes est un Colombes vieux de 15 ans, de pacotille, et N. Gouéta finalement ne se lasse pas de ressasser de vieilles antiennes. Et quand elle ne le fait pas, d’aller chiper sans vergogne ses réalisations à notre équipe municipale. C’est son côté bonilenteur.
Quelques exemples pris au hasard dans son programme :
Premier sujet : le contrat de stationnement : Elle propose de renégocier le contrat de stationnement payant, sauf qu’elle oublie – c’est un peu fort de café - de dire quelle a été sa responsabilité en 2005 : depuis cette date, la gestion des zones de stationnement payant a été confiée à la société Eiffage (aujourd’hui Q Park), pour une durée de trente ans (durée pour le moins exceptionnelle) par l’ancienne municipalité dirigée alors par N. Gouéta. La zone payante se limitait alors à quelques rues du centre-ville. On comptait environ 350 places de stationnement payantes sur voirie.
Dans le cadre du contrat signé en 2005, la Ville de Colombes s'était engagée à étendre le stationnement payant sur voirie à 1 196 places courte durée et longue durée (avec abonnement résidentiel), au plus tard le 1er janvier 2007 (extension prévue sur les quartiers centre et Vallées). La gestion des parkings Hôtel de Ville, Le Village, Tribunal, Marceau et Aragon était également confiée à cette société. Ce qui a provoqué également la suppression des deux heures de gratuité dans le parking de l’hôtel de ville.
Mais, CQFD, le contrat signé en 2005 n’a pas été respecté, notamment l’extension du stationnement payant à 1196 places. Conséquence, la Ville de Colombes et le délégataire se sont trouvés de fait, en situation de contentieux à partir de 2007. Par courrier, le délégataire a réclamé à N.Goueta, , de fortes indemnités en dédommagement du préjudice subi par la société. Il a gelé également des investissements complémentaires, et notamment la réhabilitation du parking Aragon et la création d'un ascenseur au parking de l'hôtel de ville. Conclusion : bonimenteur
Elle propose d’augmenter le nombre de places de stationnements ; où ? Comment ? en supprimant autolib ? ou en construisant des nouveaux parkings ? Et voilà, elle propose de créer de nouveaux parkings, mais sans dire où elle compte les implanter. Que ne l’a-t-elle fait quand elle était maire. En fait elle a 13 ans de retard (7 de son mandat, et 6 du nôtre). Car elle arrive un peu tard, puisqu’un parking d’une centaine de places publiques va être créé rue Saint-Denis, près de l’Avant-Seine, et un autre de 450 places boulevard Charles de Gaulle dans la ZAC créée récemment. Conclusion : bonilenteur
Elle propose encore d’accompagner les travaux du tramway T1 : mesure démagogique : comme si des travaux de cette ampleur pouvaient être réalisés sans accompagnement. En encore d’augmenter et mieux répartir le stationnement vélos : trop tard, c’est fait ; mettre en accessibilité les équipements municipaux aux PMR : encore trop tard. Conclusion : Camelot.
Deuxième sujet : le développement durable
De manière étonnante N. Gouéta confond la gestion des déchets et la propreté, ça commence mal. Elle propose aussi "l’instauration du tri sélectif (euphémisme) dans l’habitat collectif" : trop tard, c’est fait ; Conclusion : bonilenteur.
"Un plan d’enfouissement des conteneurs" : trop tard, c’est fait Conclusion : bonilenteur
Video-verbalisation des dépôts illicites : trop tard, c’est fait Conclusion : bonilenteur
Quoi d’autre ? "Poursuivre les agendas 21 scolaires" : nous les avons instaurés, développés, et nous continuerons : pas très innovant, chère N. Gouéta. Conclusion : bonilenteur
"Devenir une municipalité exemplaire en poursuivant les économies d’énergie ": encore trop tard. Conclusion : bonilenteur.
Réaliser des économies d’énergie dans l’habitat ancien : ça date de 6 ans, Conclusion : bonilenteur.
Maintenant on passe à la lutte contre la précarité (un gros mot pout N. Goueta qui parle de fracture énergétique) ; "apporter une aide financière aux particuliers dans les logements faisant l’objet d’amélioration" : cela, ce sont les anciennes OPAH, qui sont achevées, et rien à voir avec la précarité énergétique. . Conclusion : Camelot
Allez, troisième sujet, le logement : elle propose d’achever le programme ANRU, qui aurait pris 4 ans de retard : La faute à qui ? Elle a planté ce dossier aux Fossés-Jean, faute de concertation bien menée avec les habitants, faute d’avoir obtenu des engagements financiers pérennes de l’ANRU. Il a fallu reprendre en totalité ce dossier en 2008, le négocier pas à pas avec l’ANRU : il est maintenantvalidé, totalement sur les rails et financépar tous les partenaires institutionnels. Les travaux démarrent dans quelques mois : nous terminerons cette rénovation comme nous l’avons engagée : avec le soutien des habitants, et dans de bonnes conditions techniques et financières. Conclusion : bonimenteur.
L’équilibre social de la ville : N. Gouéta propose de maintenir un équilibre urbain autour de 30% de logements sociaux, en le seuil de 25% prévu par la loi, mais comme souvent sans rappeler que ce seuil est un plancher et non pas un plafond! On ne se refait décidémment pas! . En fait, Colombes se situe à 33%. Donc, de fait, elle propose non pas de maintenir, mais de réduire la part de logements sociaux
et donc de revenir sur le PLH qui prévoit la réalisation de 30% de logements sociaux dans les programmes immobiliers. Comment ? d'une part en construisant moins de logements sociaux - il faudra en toucher un mot aux demandeurs de logements - et en construisant plus de logements privés à des prix inabordables pour les Colombiens. D'autre part, en vendant des logements sociaux : c’est effectivement ce qu’elle propose dans son programme ! et cette solution - inique parce ces logements ont été financés par de l'argent public - est assez simple : on propose au locataire d’acheter son logement social. S’il ne peut pas ou ne veut pas, et bien il doit quitter son logement pour que celui-ci soit mis sur le marché. en clair: viré. C’est dans le programme de N. Gouéta : à bien expliquer aux locataires du parc social qui n'auraient pas bien compris; Conclusion : antisociale.
Autre proposition de N. Gouéta : encourager la mobilité au sein du parc social : trop tard, c’est fait par un système d’échange d'appartement avec maintien du prix du loyer au m² Conclusion : bonilenteur
Protéger la zone pavillonnaire : ce qu’elle n’a pas su faire en 7 ans, nous l’avons fait dans le PLU ; alors elle invente la création d’une AVAP (aire de mise en valeur de l’architecture et du patrimoine), inutile du fait des dispositions existante au PLU. Conclusion : Camelot
Facilité l’accession à la propriété à cout maitrisé : alors que N. Goueta s’y est essayé une seule fois en 7 ans quand elle était maire, nous avons systématisé ce type de financement dans le PLH ; grand n’importe quoi, vraiment. Conclusion : bonilenteur, et camelot.
Développer de nouveaux espaces verts dans des projets urbains de qualité : nous l’avons fait sans l’attendre dans l’écoquartier de la Marine, nous le ferons dans la ZAC Charles de Gaulle Est, et dans le nouveau quartier Thalès. Conclusion : Camelot
Lutter contre l’habitat indigne : c’est inscrit dans le PLH, et nous agissons contre ce type d’habitat, encore une fois sans attendre N. Gouéta. Conclusion : bonilenteur.
Quatrième sujet, les Grands projets urbains :
Faire de la zone Thalès un nouveau quartier connecté et durable, à visage humain, mixant entreprises, logements, commerces, équipements et espaces verts : j’ai comme l’impression que N. Goueta s’est repassé en boucle les images de plusieurs conseils minucipaux, pour redire ce que nous avons déjà exprimé sur le devenir de ce futur nouveau quartier de ville. Elle qui ne sait que trépigner et sauter comme un cabri – Thalès, Thalès, Thalès- quand on parle du départ de cette entreprise de Colombes. Conclusion : Bonimenteur, bonilenteur, camelot.
Accélérer la rénovation urbaine des quartiers Nord : Achevée à europe, presque terminée au Petit Colombes/Les Grèves, engagée aux fossés-Jean/Bouviers, N. Gouéta ne prend pas beaucoup de risques. Conclusion : bonilenteur, camelot.
Revaloriser le secteur Stalingrad pour accompagner l’arrivée du tramway T1 : pour le coup, ele manque de précision, notre ancienne maire : si elle ne veut plus faire de logements sociaux, c’est qu’elle veut faire de l’accession : du standing ? Des opérations de marchands de bien qu’elle avait menées à l’époque via la Codevam avec la construction d’une opération de logements bourrée de malfaçons. Conclusion : méfiance.
Je vais m’arrêter là ; mais tout son programme est conçu de la sorte : sur le budget, la sécurité, la petite enfance, l’éducation, la jeunesse, les anciens, le sport, la anté, la solidarité, la vie associative, la culture, la démocratie locale, le développement économique. Peu de propositions nouvelles, des intentions qui ne dépendent pas de la gestion communale, des reprises des actions engagées par notre équipe municipale depuis 6 ans. Conclusion : Camelot, bonimenteur, bonilenteur.
Non, encore un petit détail : j’ai noté que tout le monde dans son équipe n’avait pas son domicile principal à Colombes… « une valeur sure », ou plutôt une usure certaine et des manières de faire d’une autre époque.