Par patrick
Vendredi Amida, SDF, est mort près de la gare de Colombes. C’est le père Joncour qui a donné l’info sur les réseaux sociaux.
Habituellement Amida, connu de nombreuses personnes et des maraudes, dormait depuis de nombreuses années sous la passerelle près de la médiathèque Prévert.
Mais le chantier engagé par la mairie pour l’extension de la médiathèque l’ont conduit à chercher un autre abri, dans son quartier. Il a abouti à la gare où, usé, il a fini ses jours rejoignant ainsi les morts dans la rue.
Le collectif « les morts de la rue » a dénombré 510 morts de la rue à 50 ans en moyenne en 2017, 566 morts de la rue à 48 ans en moyenne en 2018, et déjà 108 personnes en 2019 à 48 ans en moyenne. Pour mémoire, l’espérance de vie nationale est en moyenne de 80 ans.
Le collectif « les morts de la rue » a pour objectifs de faire savoir que beaucoup de personnes qui vivent ou ont vécu à la rue en meurent ; de mettre en œuvre et développer les moyens et actions nécessaires pour la recherche, la réflexion et la dénonciation des causes souvent violentes des morts de la rue ; pour des funérailles dignes de la personne humaine ; pour l’accompagnement des personnes en deuil, sans distinction sociale, raciale, politique ni religieuse.
Le Collectif publie la liste des décès de personnes qui ont vécu un moment ou l’autre à la rue. Ces listes ne sont en rien exhaustives et sont communiquées afin que des familles, des amis, puissent apprendre ces décès.
Les sources d’informations du Collectif sont diverses : particuliers, associations, institutions, médias, et peuvent comporter des erreurs. Ces hommes et ces femmes sont morts. Leurs noms sont publiés pour les honorer.
Leur mort est un scandale qui doit interpeller chacun à un niveau personnel comme collectif, et quelles que soient nos appartenances politiques ou religieuses.
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