Par patrick
Pour atteindre la neutralité carbone en 2050, il faut cesser de recourir au gaz d’origine fossile. Et parce qu’on ne peut attendre pour agir de savoir si le pari du gaz renouvelable sera gagné, il faut chercher dès maintenant à restreindre l’usage du gaz en misant sur d’autres énergies décarbonées, électricité et biomasse en tête.
En France, le gaz d’origine fossile est responsable de 20 % des émissions de gaz à effet de serre. Un bilan qui conduit à programmer sa disparition progressive pour parvenir à la neutralité carbone d’ici 2050 conformément aux engagements pris par la France dans le sillage de l’Accord de Paris. Il faut donc le remplacer dans la période intermédiaire car 11 millions de logements sont aujourd'hui chauffés au gaz et la priorité consiste d’abord à rénover les plus de 3 millions de logements qui sont encore chauffés au fuel. Or rien dans le rapport du SIGEIF n’indique qu’il prépare les collectivités à ces évolutions. Outre le nucléaire, le charbon et le gaz de schiste, énergies pas vraiment en pointe dans la transition énergétique, le rapport fait état du Gaz Naturel Véhicule (GNV) qui pourra être utile pour le fret routier (plusieurs grandes stations sont en gestation en Ile-de-France), du biométhane.
Ce rapport ne porte pas à l’optimisme du point de vue de l’adaptation à de nouvelles solutions de remplacement du gaz même si l’on sait que la biomasse (bois), la géothermie profonde, le solaire thermique, et surtout électricité sous forme de pompes à chaleur ou de chauffe-eau seront des solutions d’avenir à condition de décentraliser dans les communes ou groupements de communes, voire dans les quartiers ces solutions d’avenir.
Je crois que votre majorité devrait faire pression sur les responsables du SIGEIF pour accélérer la mise en œuvre de la transition et en apprécier son cout.
Eclipse Next 2019 - Hébergé par Overblog