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Conseil municipal du 22 novembre 2018 vœu du parti socialiste et des élus EELV pour la préservation de la biodiversité colombienne

Vœu pour la préservation de la biodiversité colombienne, des espaces verts, des zones pavillonnaires et pour un "fonds nature" métropolitain.


 

La question de la nature en ville est un sujet primordial qui intéresse nos concitoyens. En particulier dans les communes denses où les habitants souhaitent plus d’espaces verts, de jardins partagés, de continuités écologiques dans chaque quartier. Au-delà des étiquettes politiques, beaucoup de villes ont fait le choix d’augmenter et de systématiser dans leurs quartiers (en particulier en intégrant cette dimension dans tous les projets urbains) une forte proportion d’espaces naturels ou de végétation. La nature rend des services essentiels comme la lutte contre les inondations et contre les îlots de chaleur, mais a une grande faiblesse : elle ne paie pas de droit à construire. Le risque est grand que le béton l’emporte encore et toujours sur la nature. En l ‘état actuel, cette lutte est inégale : face à l’intensification du bâti, à la pression immobilière ou à l’étalement urbain, la nature recule. Comme d’autres villes l’ont déjà fait, Colombes doit doter de nouveaux outils réglementaires et financiers.
 

Car Colombes n’est pas encore à la pointe de cette volonté de verdir la ville. Colombes laisse détruire trop d’arbres, trop d’espaces verts et trop de pavillons avec jardins. Les projets de constructions massives laissent trop peu de places à la nature en ville, ou de manière superficielle.

La liste des projets mis en œuvre portant atteinte à la nature dans notre ville depuis 4 ans est préoccupante :
 

- destruction de pavillons et de jardins au profit d’immeubles dans pratiquement tous les quartiers ;

- remplacement des jardins partagés de l’Agrocité aux Fossés Jean par un parking sans proposition de relocalisation ;

- suppression du square angle rue de la Concorde – boulevard des oiseaux pour installer des places de un parking

- modification du PLU permettant notamment  la destruction des « Jardins sauvages » d’Audra et leur remplacement par un programme immobilier de logements privés

- suppression des arbres dans le square Médéric rénové et remplacement par des espèces ne remplissant aucun rôle lors d’épisodes de grosses chaleurs, voire de canicule comme cet été.

- abattage d’arbres dans toute la ville et notamment en août derniers de sans plan global de replantation

- abattage de 2 marronniers remarquables sur le boulevard de Valmy afin d'y construire une partie des1 900 logements de la ZAC Arc sportif 

- absence de contrôle de l’existant lors de la délivrance de permis de construire d’immeubles collectifs et de maisons groupées

 

Cette liste est loin d'être exhaustive, c’est pourquoi nous proposons à la municipalité de s’engager sur un autre chemin :

- décréter un moratoire sur l’abattage des arbres dans notre commune. En cas de nécessité, la ville doit s’engager à replanter deux arbres pour chaque arbre abattu.

- soutenir le projet de charte de la « Métropole nature » qui donnerait aux constructeurs l’obligation, de s’engager dès maintenant sur la mise en place d’un « fonds nature ». Cette proposition portée par Daniel Breuiller, vice-président de la métropole du Grand Paris, en charge de la nature en ville, vise à créer le 5 % nature, un montant obligatoire d’investissement, pour toute opération de construction ou d’aménagement. Cette obligation devient indispensable pour garantir une réelle renaturation des villes de la métropole dont Colombes est un des maillons.

- faire exister et rayonner Colombes dans  le territoire de la boucle nord en tant que pôle métropolitain d’écologie urbaine à travers des projets structurants en matière d’énergie renouvelable, de mobilités, d’agriculture périurbaine, de réduction de l’empreinte écologique du territoire, comme cela figure dans la stratégie d’aménagement votée le 3 juillet 2018 par l’EPT.

- adapter le PLU afin d’intégrer des mesures pour mieux végétaliser les projets immobiliers quels qu’ils soient, développer  et protéger la nature en ville, renforcer la protection de la zone pavillonnaire et de ses jardins véritable richesse patrimoniale et poumon vert de Colombes, gravement menacés par la voracité des promoteurs immobiliers.

 

Il est temps que la ville de Colombes porte une vision de son développement plus harmonieuse et participative, en s’engageant résolument dans une démarche où la nature n’est pas seulement un ornement décoratif, mais se situe au cœur de tous ses projets.

 

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