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Transition énergétique : les Colombiens ne voient rien venir

Tribune des élu.e.s EELV de septembre 2018

Canicule en Europe, incendies en Grèce, au Portugal mais aussi en Californie,  inondations en Inde. L’été 2018 aura été celui des catastrophes climatiques les plus importantes jamais connues. Pourtant, en décembre 2015, le sommet mondial sur le climat de Paris avait fixé des objectifs pour ralentir le dérèglement du climat, mais déjà plusieurs États, en particulier les Etats-Unis, se désengagent de cet accord pourtant crucial.

Pour être  efficace, la lutte contre le réchauffement climatique et le processus de transition énergétique impliquent qu’un cap soit fixé pour la planète, à l’échelle de chaque pays,  Nicolas Hulot l'a dramatiquement rappelé lors de sa démission en direct à la radio.

A cet égard, la loi sur la transition énergétique adoptée à l’été 2005 aurait pu constituer une avancée car elle définissait une stratégie globale en prévoyant des objectifs chiffrés de la consommation des énergies fossiles mais sa mise en œuvre subit des reculs successifs.

Mais c’est aussi au niveau local que cette indispensable démarche de transition énergétique peut se traduire concrètement.

Le réchauffement climatique, la raréfaction des ressources, la pollution des milieux  naturels nous imposent de mener très rapidement des politiques volontaristes pour assurer l’autonomie énergétique de la commune voire de l’intercommunalité de la boucle Nord.

C’est un enjeu économique, environnemental, social et de santé publique.

A Colombes, il y a les paroles et les actes.  La municipalité emploie les mots de l’écologie, mais oublie d’en faire à grande échelle.

Pourtant grâce à la sobriété et à la diversification des sources d’énergie, il serait possible de choisir les solutions les plus adaptées à nos usages

Une politique communale de transition écologique devrait se fonder sur la sobriété et l’efficacité énergétique comme premiers gisements, c’est-à-dire en agissant contre les gaspillages quotidiens.

La municipalité devrait ainsi miser sur les énergies renouvelables, solaires, thermiques et photovoltaïques, sur la biomasse, la récupération de chaleur, …

Rien de cela à Colombes. Pas d’objectifs chiffrés comme nous l’avions pointé lors du débat sur le rapport relatif au développement durable en février dernier.

  • Peu d’engagements sur la rénovation thermique des logements combien de logements sociaux traités en 4 ans, combien dans le parc privé ?
  • Quelle stratégie de la mobilité en dehors du prolongement du T1 dont les décisions d’engagement remontent au précédent mandat : où en est-onde la généralisation de la zone 30 à l’ensemble de la ville ?
  • Pourquoi la ville ne  s’appuie-t-elle pass sur l’innovation et l’expérimentation  pour anticiper la mutation de notre commune et qu’aucun bâtiment ou équipement n’est prévu en énergie positive dans la ZAC de l’Arc sportif ou dans la 2eme tranche de la ZAC de la Marine alors que ce type de technique se généralise un peu partout en Ile-de-France et dans les Hauts-de-Seine ?
  • Pourquoi la municipalité, avec la rénovation thermique des bâtiments, la gestion des déchets, ou l’économie circulaire, ne cherche-t-elle pas à développer des emplois non délocalisables ?

Il faut avoir une ambition forte, mobilisatrice pour que les petits ruisseaux de l’écologie deviennent les grandes rivières de la planète. Avec les citoyens, les associations, les entreprises et les organismes publics, il faut relever ces défis qui contribueront à changer la donne planétaire.

Pour l’instant les Colombiens ne voient rien venir.

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