Des familles mises à la rue : une décision injuste et inhumaine assumée par l’Etat : Depuis le mois d’avril, de nombreuses familles hébergées à l’hôtel par le 115 se voient notifier la fin de leur prise en charge.. Concrètement, il leur est demandé de quitter les lieux dans un délai de 15 jours à 1 mois, sans qu’aucune solution d’hébergement ne leur soit proposée
Une mesure budgétaire arbitraire : les critères d’accueil dans les hébergements d’accueil se sont durcis. Désormais, les familles ne sont plus accueillies dès lors qu’elles ne rentrent pas dans les critères de priorisation pour l’hébergement d’urgence à l’hôtel fixés par la DRIHL : présence d’au mois un enfant de moins de trois ans, femme enceinte, situation de vulnérabilité spécifique. Le nombre d’hébergement en hôtel a été ainsi réduit de plusieurs centaines de places rien que dans notre département et aucune solution de relogement n’est proposée aux familles qui doivent quitter les hôtels dans le mois alors qu’elles ne répondent plus à ces critères.
L’application de ces critères conduit à la fin de la prise en charge par le 115 de nombreuses familles dès lors que leur dernier enfant a plus de 3 ans, sans aucune autre proposition d’hébergement, ce qui signifie une mise à la rue ;
Le rappel à la loi : cette décision est inhumaine et inadmissible. Il est important de rappeler ce que stipule la Loi : »toute personne sans abri en situation de détresse médicale, psychique, ou sociale a accès, à tout moment, à un dispositif d’hébergement d’urgence » (art L345-2 du code de l’action sociale et des familles). En outre, « toute personne accueillie dans une structure d’urgence doit pouvoir […] y demeurer, dès lors qu’elle le souhaite, jusqu’à ce qu’une orientation lui soit proposée. Cette orientation est effectuée vers une structure d’hébergement stable ou de soins, ou vers un logement, adaptée à sa situation (art L345-2-2 du code de l’action sociale et des familles).
La vulnérabilité des familles à la rue est incontestable, aucune famille ne doit être mise à la rue ! Chacun sait que les personnes qui vivent à la rue sont victimes de violences quotidiennes : vols, menaces, agressions, viols, trafics, …Les familles, et particulièrement les enfants, y sont n danger. Cette situation ruine tous les efforts d d’insertion des personnes.
Les élus du conseil municipal de Colombes demandent à monsieur le préfet des Hauts-de-Seine :
La majorité du conseil municipal a voté contre ce vœu