L’existence de 36 000 communes, chiffre important comparé au nombre de communes des autres pays européens, est compensé par la richesse sociale produite au quotidien par leurs 500 000 élus et par la gestion du quotidien par près de 2 millions d’agents territoriaux. Cette culture du bien commun est précieuse et est un acquis démocratique à faire vivre dans des formes qu’il faut désormais adapter.
Le projet intercommunal est vague pour la plupart d’entre nous. Des informations, des contributions, des débats doivent nous préparer dans les prochains mois à prendre des décisions. Mais avant de parler institutions, organisations, techniques, l’essentiel sera le projet pour notre ville que nous souhaitons développer, mais aussi la manière dont nous souhaiterons et parviendrons à le partager avec d’autres communes.
Une coopérative de communes, une mutuelle d’habitants
Pour justifier les coopérations entre les communes, on parle souvent de territoires pertinents. Il n’y a pas une échelle de territoire plus pertinente qu’une autre, mais les différentes échelles doivent être articulées entre elles et être complémentaires, de manière à éviter la superposition et la concurrence. Dans l’absolu, Il y a un territoire pertinent pour u enjeu donné. L’intercommunalité est une forme de coopérative qui permet de combiner l’autonomie communale, et la coopération intercommunale.
Coopération intercommunale : Des compétences à effet de cohérence territoriale, comme la planification urbaine, les transports, l’habitat, la voirie et les espaces publics, la gestion des déchets, l’environnement, le développement économique, …
Autonomie communale : il faut maintenir par contre les compétences au niveau des communes qui assurent le lien entre les habitants et les élus, pour éviter que l’éloignement de la décision ne produise des effets contraires à ceux qui sont souhaités.
Favoriser une meilleure qualité de vie :
Cette articulation oblige les communes à mobiliser leurs moyens au plus près du quotidien (comités de quartiers, d’usagers, ateliers participatifs, …) et à mettre en interaction ceux qui décident, ceux qui mettent en œuvre, et ceux qui vivent et travaillent dans chaque quartier.
L’intercommunalité, c’est comme une mutuelle : elle doit avoir pour objet de faire des économies d’échelle et de gérer l’influence des territoires, mais aussi d’organiser la solidarité ; de partager la richesse technique, matérielle et financière mais aussi le respect réciproque. Son objet est de favoriser une meilleure qualité de vie.
Intercommunalité et écologie
La difficulté est donc de partager entre différentes villes qui ont des histoires différentes des valeurs communes, comme l’écologie et la solidarité. Pour les écologistes, il en résulte une conception différente de la richesse, des conditions de sa production et de son partage. Nous sommes des passeurs entre une société et une autre. Notre projet politique est un projet non productiviste, basé sur le développement durable, plus équilibré entre l’économie, le social et l’environnement, très attentif à l’articulation entre local/global, pour améliorer le présent des habitants et des actifs salariés ou précaires, et préparer l’avenir des générations futures.