Par patrick
Plus de 100 000 personnes meurent de faim chaque jour dans le monde. L’an dernier, le développement des agro-carburants, qui entrent en concurrence avec l’usage alimentaire des produits agricoles, a abouti à une situation de crise alimentaire dans le Tiers-monde.
Outre les agro-carburants, une partie du conflit pour l’usage des sols est liée au fait que les nouvelles classes moyennes de la Chine et de l’Inde se mettent à consommer de la viande en grandes quantités (la production d’un kilo de protéines animales consomme dix fois plus de terres que la production d’un kilo de protéines végétales). L’adoption par l’ensemble de la planète d’un même régime alimentaire, celui des Européens ou des Nord-Américains, serait aussi insoutenable que la généralisation de l’usage de l’automobile à toute la planète. Cela ne signifie pas qu’il faut interdire « aux autres » de chercher à nous imiter : nous-mêmes, ne devons nous pas mettre en question nos habitudes alimentaires et réapprendre à consommer des protéines végétales ?
Il ne s’agit pas d’imposer un végétarisme dogmatique, pas plus que d’interdire la circulation automobile : mais entre croyances et lobbys, quel régime adopter pour être plus solidaires des plus démunis, mieux prendre en compte les limites de la planète, et pourquoi pas, améliorer notre santé ? Quelle est, d’ailleurs, la situation alimentaire des personnes défavorisées en France ? Enfin, comment inciter au changement des habitudes alimentaires ? Quel peut-être le rôle de l’école, des collectivités locales, etc ?
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