Seconde réunion publique ce jeudi 12 mai après celle du mois de décembre. Ce coup-ci, il ne neige pas, pas de verglas sur les trottoirs ; donc beaucoup plus de monde dans le réfectoire de l’école Henri Martin qu’il y a cinq mois. A la tribune, à nouveau votre serviteur Patrick Chaimovitch avec le maire Philippe Sarre et l’adjointe au logement Véronique Monge.
Cette réunion avait pour objet de présenter une synthèse des études menées depuis sur cet important secteur de développement de Colombes, en particulier les orientations du programme d’aménagement futur, le choix des équipements et leur localisation potentielle, et le plan-programme accompagné de son phasage. Bien évidemment, il ne s’agit pas à ce stade d’un projet précis, mais de principes généraux
Après que la CODEVAM a rappelé les objectifs de l’étude qui lui avait été confiée en groupement avec l’urbaniste C. Devillers (analyse détaillée du site et de ses potentialités, proposition de principes de composition urbaine et de critères de qualité architecturale et environnementale, mixité sociale et fonctionnelle, établissement d’un calendrier et phasage par îlots),ce dernier a ensuite décrit les différents enjeux :
- les façades :
o des percées visuelles vers les cœurs d’ilot
o un bâti perméable
o une trame urbaine aérée, alternant volumes construits et espaces de respiration ;
- le lien avec le tissu pavillonnaire est rappelé, intégrant le souci de retrouver l’esprit des avenues colombiennes.
- Mixité des fonctions (habitat, bureau, commerce, … et des formes architecturale (des bâtiments de 9 à 11 étages descendant à des gabarits de type maison de ville , à l’arrière du secteur, avec des niveaux intermédiaires entre les 2 ;
- Volonté de protéger le tissu pavillonnaire des nuisances sonores du boulevard de Gaulle.
- Un Schéma synthétique de localisation préférentielles (habitat, bureaux, hôtel, mixte, commerce, équipements) est présenté, ainsi que le phasage des différents ilots.
- Une attention particulière est portée sur trois équipements : un groupe scolaire accompagné d’un gymnase, un parking public, avec des questions non résolues à ce stade, puisqu’il ne s’agit que de principes urbains, concernant la circulation, et l’évolution du square Colbert.
- Enfin, les réflexions à peine amorcées concernant le commerce de proximité sont évoquées.
Après cette présentation parfois interrompue par l’impatience de quelques riverains et riveraines du secteur, la discussion s’est engagée avec la salle :
Les questions fusent sur les bureaux, le type d’habitat, le nombre d’étages : est-ce qu’un bâtiment de 8 étages, qui correspond aux gabarits existants bd de Gaulle, doit être considéré comme une tour ?
D’autres questions concernent plus le commerce local, et les actions qui seront mises en œuvre pour le préserver, ou au contraire pour le faire évoluer.
La question des hauteurs occupe une grande partie des échanges, en particulier du fait de leur localisation dans les angles Nord des ilots, a perception qu’ont certains des questions d’ensoleillement et d’ombres portées, qui est différente des simulations faites par les bureaux d’étude ; des réponses sont également données sur les questions des vis-à-vis. .
Une personne est persuadée que l’organisation du bâti augmentera les nuisances de bruit dans les rues perpendiculaires au boulevard.
Des interrogations sont émises par les représentants de l’association des Petits Toits sur les échéances, sur le traitement humain du processus avant et pendant les phases d’expropriation, sur la mixité sociale. Ils ne comprennent pas pourquoi cette opération d’aménagement pourrait être tendue financièrement. Engagement est pris d’organiser une réunion de travail sur ce sujet.
Au bout de 2h30 d’échanges, la réunion se termine. Néanmoins je suis encore resté une bonne ½ heure à discuter avec des riverains, discussion se terminant sur le trottoir de la rue Gabriel Péri, les services de la ville ayant fermé la salle.
Engagement est pris de continuer à rencontrer ceux qui m’en feront la demande, comme j’ai déjà reçu régulièrement des habitants de ces quartiers depuis plusieurs mois.