Hier soir se déroulait à l’école de la Tour d’Auvergne une réunion publique concernant les futurs aménagements de la ZAC de l’Ile marante.
Il y avait beaucoup de monde, la salle était remplie, avec une bonne centaine de personnes, beaucoup de riverains et un groupe de militants de l’UMP, qui à force d’interventions intempestives et un peu excitées, ont plus agacé les participants qu’autre choses.
On ne sait plus à quel titre, mais Nicole Gouéta était présente. Elle seule semble ignorer qu’elle n’est plus maire de Colombes, que les Colombiens l’ont massivement rejetée, avec son équipe, il y a deux ans. Mais ça ne fait rien, il faut qu’elle intervienne, même si elle n’intéresse plus grand monde.
Rama Yade, arrivée en retard, a voulu causer à son tour, et comme d’habitude, est intervenue mal à propos : ça ne fait rien, du moment qu’on la voit, doit-elle penser. C’est dans ces circonstances qu’on découvre que la Rama Yade des revues people et des spots tv n’a rien à voir avec la vraie Rama Yade : dans ce genre de réunion, on entrevoit, et on ne s’en lasse pas, qu’elle n’a rien à dire, si ce ne sont des propos inintéressants, déconnectés des dossiers colombiens qu’elle connait mal ou pas.
En présence de la directrice du Syndicat mixte des quartiers nord de Colombes, qui regroupe le conseil Général et la ville de Colombes, la CODEVAM a présenté les évolutions du projet de l’Ile Marante (se rapporter à mon article du 16 février). Puis, Philippe Sarre, Véronique Monge et moi-même avons répondu aux questions des habitants du quartier.
J’ai trouvé d’une manière générale qu’à part les militants de l’UMP, chacun était impatient de voir se réaliser cette opération de plus de 400 logements mixtes, avec un parc public, une réserve naturelle, une crèche de 60 berceaux, de circulations douces, une meilleure accessibilité aux handicapés. J’avais déjà eu ce sentiment lors de la présentation de ce dossier au conseil de quartier le 10 mars.
Mais surtout, comme beaucoup, il s’est avéré évident que c’est moins le projet d’aménagement qui soulève des questions, que l’accès au logement. Des remarques et des interrogations ont effectivement fusé de l’assistance : est-que les logements, en particulier le logement social, sont réservés aux Colombiens ? Même si certains logements sont vendus à des prix maitrisés, deux personnes – de jeunes mamans d’ailleurs- ont raconté leur parcours du combattant – de la combattante- pour trouver les financements auprès des organismes bancaires.
Je suis de plus en plus indigné par ce gouvernement qui a « soutenu » ces derniers mois à coup de milliards les banques, et que celles- ci continuent verser des millions de dollars ou d’euros à leurs traders, mais refusent de financer - si ce n’est à des conditions usurières- les jeunes ménages, ou sur un autre plan, les chefs de petites entreprises.
Des réponses ont été apportées sur le fait que la ville ne maîtrise pas toute les attributions dans les logements sociaux, mais essaie de proposer le maximum de logements d’entre eux aux Colombiens.
Engagement a été pris également de faire le point sur la charte de relogement qui avait été prise par l’ancienne équipe municipale lors du départ des familles qui vivaient dans les deux anciens immeubles de I3F.
Enfin, des riverains ont redis leur inquiétude sur le devenir du 32-34 Europe, sur la dégradation de cet immeuble et le laisser-aller de I3F sur la gestion. Toutes choses que j’ai rappelées à un responsable de I3 F, en février, dans la suite d’un rendez-vous que nous avions eus avec avec P. Sarre et le PDG de I3F fin 3009.
La réunion s’est achevée tard, vers 23h, ce qui n’a pas empêché de nombreux habitants de continuer d’échanger en petits groupes.