Par patrick
Les députés écologistes ont prévenu mardi que "la fiscalité écologique ne doit pas être un subterfuge pour augmenter la pression fiscale sur les Français" et exprimé leur "incompréhension" face aux nouvelles baisses annoncées pour les crédits de l'Ecologie.
Jugeant "crucial" le débat d'orientation des finances publiques, ces élus trouvent "intéressantes" plusieurs pistes proposées par le rapporteur général du Budget, Christian Eckert, pour atteindre les objectifs fixés pour les finances publiques en 2014.
Ils citent, dans leur communiqué, à cet égard la proposition d'engager un rattrapage progressif du prix du diesel sur celui de l'essence ou de réduire la TVA sur les transports collectifs non aériens à 5%.
Mais les écologistes souhaitent "changer, pas alourdir la fiscalité" et préconisent "une baisse de la TVA, notamment sur les outils essentiels de la transition écologique (transports collectifs, rénovation thermique, déchets...).
"Pour compenser la réduction des recettes due à ces baisses de TVA, les écologistes proposent de mettre en place dès 2014 une fiscalité carbone ambitieuse, la suppression des niches socialement injustes et anti-environnementales ainsi que la suppression progressive de la niche diesel",
Pour le député du Doubs Eric Alauzet, membre de la commission des Finances, la montée en puissance de la fiscalité écologique "doit aller de pair avec un système de compensation financière qui préserve le pouvoir d'achat des ménages et les entreprises les plus fragiles".
Par ailleurs, "les écologistes tiennent à exprimer leur incompréhension face à la proposition de nouvelles baisses incohérentes de crédit pour la mission Écologie, alors que la transition écologique fait partie des priorités de la majorité".
Avec une baisse de 7% de ses crédits, le ministère de l'Ecologie est l'un des plus sévèrement touchés par les économies que le gouvernement compte réaliser dans le cadre du budget 2014
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