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« Comment éviter la grande (sur-) Bouffe ?

 

En France, tout au long de la chaine de production, le gaspillage alimentaire représente 260kg par personne et par an, soit 29% des 900kg de nourriture qu’il a fallu produire.

 

A l’échelle de la planète, un tiers des aliments destinés à la consommation humaine sont perdus ou gaspillés depuis le champ jusqu’à l’assiette. Ce qui est jeté en Europe et en Amérique du Nord permettrait de nourrir jusqu’à trois fois le milliard de personnes qui souffrent encore de la faim dans le monde.

 

Ces chiffres sont stupéfiants, et les conséquences de ce gâchis sont innombrables : dilapidation des ressources, (terres arables, eau, énergie) impacts sociaux  sur les populations fragiles en France comme dans les pays d sud, dégâts environnementaux…

 

« Comment éviter la grande (sur-) Bouffe ? Si ce livre dresse l’état des lieux de la situation française à partir des études les plus récentes, il explore aussi les solutions : depuis les pistes d’amélioration à court terme, s’inspirant d’actions innovantes en France comme en Europe, jusqu’aux moyens de faire évoluer plus profondément  notre système de production alimentaire pour  générer des réductions pérennes du gaspillage – avec des conséquences positives tant en termes de santé publique que d’emplois.

 

Auteur de cet ouvrage, Bruno Lhoste est l’un des meilleurs spécialistes français du sujet. Préfacier et initiateur de ce livre, Tristam Stuart est devenu en Angleterre un véritable leader d’opinion en matière de lutte contre le gaspillage alimentaire. Il mène désormais une campagne internationale très active, en organisant des banquets publics préparés grâce à des légumes mis au rebus par la grande distribution (par exemple 5000 repas servis sur le parvis de l’Hôtel de ville de Paris en octobre 2012).

 

Bruno Lhoste : "J’ai été directement confronté au gaspillage alimentaire pendant la plus grande partie de mon existence. Étudiant, je travaillais dans un hypermarché, à réapprovisionner et rafraîchir les rayons alimentaires : ce fut un premier choc, devant les montagnes d’aliments jetés. Le début de ma carrière professionnelle, à l’Agro de Toulouse, puis au sein de l’association Solagro, a consisté à lutter contre les pertes agricoles à la récolte, en améliorant la conservation des produits par séchage solaire. J’ai ainsi rencontré des agriculteurs de différents continents, des céréaliers de la plaine garonnaise aux petits producteurs de riz en Thaïlande ou de dictame aux Antilles. J’ai ensuite côtoyé la face sombre du gaspillage par le biais de missions de conseil en recyclage et valorisation de déchets, au sein de l’entreprise Trivalor, devenu ensuite Inddigo. Sensibiliser à la réduction du gaspillage, optimiser les processus industriels, valoriser les déchets alimentaires et permettre le retour de la matière organique au champ ont fait partie de mon quotidien pendant près de 20 ans.


Scandale longtemps caché de notre société d’hyper-consommation, le gaspillage alimentaire devient enfin un sujet de débat public. Réjouissons-nous-en. Ce petit ouvrage souhaite y apporter sa pierre, en essayant d’en éclairer les enjeux en France, sans en nier la complexité. Ce gaspillage qui, pour paraphraser Christian Mettelet, directeur de feu l’Agence nationale pour la récupération et l’élimination des déchets, est et restera une question « un peu technique, beaucoup politique et passionnément sociale et culturelle »."


La préface de cet ouvrage est signé par Tristram Stuart, auteur du best-seller "Waste : uncovering the global food scandal" (penguin, 2009), Tristram Stuart veut nous rappeler qu’"Au lieu de nous laisser engluer dans la culpabilité, nous devons voir dans cette terrible dilapidation des ressources une chance fantastique. Nous avons la possibilité de limiter notre impact sur l’environnement tout en augmentant la quantité d’aliments disponibles, tout simplement en arrêtant de les gaspiller. Une étude menée en Australie en 2005 a montré que 60 % de la population culpabilisait d’acheter des aliments pour, en définitive, les jeter ; seules 14 % des personnes interrogées déclaraient ne pas être particulièrement gênées par ce fait ou pas gênées du tout. Plutôt que de culpabiliser, nous devrions nous enthousiasmer à la perspective de prendre nos responsabilités. Il est rassurant de se dire que nous pouvons améliorer les vies des personnes affamées dans le monde en nous contentant d’acheter selon nos besoins et de consommer ce que nous achetons".

 

Références : La Grande (sur-)Bouffe Pour en finir avec le gaspillage alimentaire de Bruno Lhoste - Préface de Tristram Stuart - Editions : Rue de l’échiquier - 96 pages - Date de parution : 4 octobre 2012 - Prix : 5 euros

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