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devedjian: familiocratie ou méritocratie?

je viens de retrouver un article vieux de 6 semaines, publié par Marianne, qui laisse à méditer...

Après avoir été conseiller de Nicolas Sarkozy à Bercy entre 2004 et 2006, Thomas Devedjian intégrerait la direction du Fonds stratégique d’investissement… sous l’autorité du ministre du Plan de relance, Patrick Devedjian, son propre père!

En temps de crise, on peut toujours compter sur la famille ! C’est sans doute pour cette raison que, afin d'assurer les meilleures relations possibles entre Patrick Devedjian et le Fonds d’investissement stratégique créé dans le cadre du plan de relance, le fils du ministre devrait, selon le Canard enchaîné, intégrer l’équipe dirigeante de cet organisme ! Possible numéro 2, derrière Gilles Michel (membre du directoire de Peugeot Citroën ), Thomas Devedjian, la quarantaine, retrouverait donc la fonction publique où il avait déjà fait un tour entre 1999 et 2006, à Bercy, croisant son père, ministre de l’Industrie de 2004 à 2005, alors qu’il était conseiller technique auprès de Nicolas Sarkozy.

Chez Eurazeo, il assurait des rendements de 15%
Pour participer à la gestion du Fonds de 20 milliards constitué pour relancer l’industrie française, le fils Devedjian dispose de quelques années d’expérience chez Eurazeo, société de private equity qui fixe des objectifs de rendement annuels de 15%. Voilà qui est digne des objectifs de rénovation du capitalisme chers au gouvernement ! Autre atout : Eurazeo étant gestionnaire de plus de 80% du capital non coté d’Elis et d’Europcar ainsi que de 13,2% de Fraikin, tous trois spécialisés dans la location de véhicule, Thomas Devedjian ne sera pas dépaysé au FSI qui, après avoir pris 2,43% de participation dans l’équipementier automobile Valeo , prévoit déjà de soutenir la filière dans son ensemble. Eurazeo ne confirme ni n'infirme cette information qu'elle qualifie de « rumeur ».

Prenant la forme d’une structure privée détenue à 49% par l’Etat et à 51% par la Caisse des dépôts et consignations, le fonds a déjà été dénoncé par l’union syndicale CGT Finances comme une menace à l’indépendance de la CDC dans ses placements et une augmentation des emprunts publics qui pourrait dégrader la note de la dette d’Etat.

« C’est une petite affaire Pérol », juge un responsable de l’UMP interrogé par le Canard enchaîné. «Petite»? Pas forcément : si dans le cas Pérol, l’entreprise est privée (mais sous subvention), Thomas Devedjian travaillera lui pour une entreprise financée par l’Etat et un organisme public. Mais comment en vouloir à Patrick Devedjian de prendre soin de sa famille en temps de crise ? Reste à garder les yeux ouverts : il a encore trois enfants à caser.



        playdoyer méritocratique
            source www.marianne2.fr

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