Depuis maintenant un an, il a fallu reprendre les dossiers portés par l’équipe de N. Gouéta, les analyser, les faire évoluer ou les transformer.
Une hiérarchie a été opérée :
Souvent, il a fallu traiter simultanément plusieurs aspects dans chacun des quartiers, notamment favoriser une offre nouvelle en logements, préparer la réhabilitation du parc de logement de Colombes Habitat Public, requalifier d’importants espaces publics, répondre aux besoins en matière d’équipements publics de proximité, réhabiliter des espaces commerciaux, améliorer la gestion environnementale, réaménager d’importantes zones résidentielles, introduire vraiment l’écologie dans les projets.
En remettant ces dossiers à plat, nous nous devions de faire ce que l’ancienne équipe avait omis de faire : avancer avec les habitants, concerter avec eux pour des projets qui les concernent au premier chef.
Nous avons organisé des réunions publiques, où les habitants ont été largement présents (entre 150 et 300 personnes à chaque fois), des réunions de proximité avec quelques dizaines d’habitants et des associations, sur des aspects précis des projets (aux Grèves et au Petit Colombes qui sont les secteurs les plus avancés), d’autres réunions avec les professionnels représentants des collectivités et les institutions finançant l’ANRU.
A chaque fois, nous avons opté pour la transparence, montrant à chacun ce que nous voulions faire évoluer, ou comme aux fossés-Jean, comment nous remettions tout à zéro, parce que les habitants s’étaient largement opposés à l’ancien projet et que nous les avions soutenus dans cette démarche.
Ces réflexions, qui mobilisent l’équipe municipale, lui permet désormais d’avoir une vue globale sur l’ensemble des 3 quartiers nord concernés par l’ANRU.
Ce temps consacré au réexamen des dossiers a pu paraître long à certains, mais il a été nécessaire pour proposer à tous un projet cohérent, et partagé.
L’objectif est de signer une convention financière avec les partenaires financiers de la ville au 1er trimestre 2010 ; de passer de la phase de programmation à celle de réalisation en lançant les phases de conception des différents projets en concertation avec les habitants, sous la responsabilité de chaque maître d’ouvrage en 2010-2011 ; et de réaliser les travaux entre 2011 et 2013.
Je reviendrais bientôt plus précisément sur chacun des projets.
J’étais parmi ceux qui ont critiqué le bétonnage de Colombes sous le mandat de l’ancienne équipe, l’absence de transparence dans ce secteur, une planification faite en dépit du bon sens. J’ai rédigé des observations lors d’enquêtes publiques de modification de PÖS, ou de Déclaration d’Utilité Publique (DUP), qui ont conduit parfois à des recommandations de commissaires-enquêteurs limitant ainsi les atteintes à l’intérêt général en termes d’urbanisme. J’ai déposé des recours contre des permis de construire, soutenu des associations maltraitées par l’ancien maire qui cumulait la délégation à l’aménagement au mandat de premier magistrat.
Je n’ai cessé depuis un an de dire aux promoteurs privés qu’ils avaient toute leur place à Colombes dès lors que les orientations de la municipalité en terme de mobilité résidentielle (un Colombien doit pouvoir aisément acheter un logement dans sa ville), de diversification de l’offre de logement, y compris de logement social (pratiquement rien construit dans ce domaine en 7 ans) et donc de maîtrise progressive du prix du foncier faisaient partie de leur stratégie commerciale. Ce message a paru rassurant à nombre d’entre eux.
Depuis quelques semaines, nous avons pris à bras le corps ce dossier, pour en faire un écoquartier, et dans les prochains jours une série de réunions seront proposées aux habitants du quartier Charles de Gaulle.