Réunis depuis vendredi au Parlement européen à Bruxelles, quelque 450 délégués des partis écologistes des 27 Etats membres de l'UE ont adopté pratiquement à l'unanimité leur programme pour les élections européennes du 7 juin, baptisé "Un new deal vert pour une nouvelle Europe".
Ce "manifeste" a pour objectif de "répondre à la crise globale que traverse l'Europe", ont expliqué devant la presse les deux co-présidents des eurodéputés Verts au Parlement européen, Monica Frassoni et Daniel Cohn-Bendit.
"Le passage à une économie plus verte, doublé de la lutte contre le changement climatique donneront un coup de fouet à l'emploi et augmenteront notre autosuffisante en réduisant notre dépendance aux importations d'energie", écrivent dans ce texte les écologistes européens.
Dans leur programme figurent aussi une meilleure protection des "droits humains et civils", un plan de réduction drastique des gaz à effet de serre, la création d'un système de transports durable. Les Verts estiment également que "le nucléaire ne peut pas faire partie de la solution apportée au changement climatique".
Par ailleurs, les Verts européens s'en sont pris au président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, qui brigue un second mandat de cinq ans et qui, selon Daniel Cohn-Bendit, a eu une "approche passive de la crise financière".
"Il a mené une déréglementation imprudente au détriment de la politique sociale. Il n'a même pas spécialement soutenu les droits de l'homme, ce qui était pourtant sa grande promesse en arrivant. C'est la raison pour laquelle nous voulons qu'il y ait un candidat alternatif à la présidence de la Commission", a expliqué M. Cohn-Bendit, désigné samedi porte-parole de la campagne du Parti Vert Européen aux côtés de Rebecca Harms, eurodéputée allemande, et de Deirdre de Burca, une candidate irlandaise.
Le président français Nicolas Sarkozy soutient avec une certaine ambiguïté un nouveau mandat de cinq ans de M. Barroso, en le liant à des nominations à d'autres postes importants de l'UE.
L'ancien Premier ministre portugais peut en revanche compter sur le soutien des Premiers ministres britannique, le travailliste Gordon Brown, et espagnol, le socialiste José Luis Zapatero, ainsi que sur celui du Parti populaire européen (PPE) qui rassemble les conservateurs du Parlement européen et jouera un rôle crucial dans le choix.
Les Verts pourraient se rallier à une candidature, toujours hypothétique, du Danois Poul Nyrup Rasmussen, qui préside le Parti socialiste européen (PSE), a-t-on expliqué samedi en marge de la réunion des écologistes.
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