Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
2 septembre 2019 1 02 /09 /septembre /2019 14:30

Au cœur de l'été, la municipalité a lancé une consultation concernant l'arc sportif, et plus particulièrement le projet porté par le groupe Pichet pour 204 logement sur l'ilot Colombus, au nord de l'A86. Cette consultation a été rendue nécessaire du fait d'une demande expresse de l'autorité environnementale (services de l'Etat). Le dossier comme d'habitude est assez ardu et technique, d'où mon peu d'empressement à m'y coller. Comme  aujourd’hui  c'est le dernier jour pour faire part de ses observations, je m'y suis quand même mis à l'ouvrage. Voici ce que je viens de transmettre (malgré "un bug" sur le site de la ville) à la mairie. J'espère qu'un jour les futurs habitants pourront prendre connaissance de ces lignes.

 

Description

Le projet de construction du lot 28 de la ZAC de l'Arc Sportif, présenté par le groupe Pichet, est situé sur l'ilot Colombus. Il consiste en la construction de 2 bâtiments en R+7 comprenant 204 logements collectifs et un commerce en rez-de-chaussée. n niveau de sous-sol est prévu pour accueillir 190 voitures. Le lot est d'une surface de 4656 m², et la surface de plancher est de 14 237m² (soit un COS de 3).

L'espace central entre les bâtiments comportera des espaces verts, des jardins privatifs pour des logements situés en rez-de-chaussée, des cheminements, des zones de rencontre et placettes.

Seuls 35 m² d'espaces en pleine terre sont prévus pour une surface totale d'espaces verts de 1544m² t aménagés pour l'essentiel sur une dalle en béton avec une épaisseur de terre de 80m². Le promoteur estime la future population de ce lot à environ 605 habitants.

Je note que l'autorité environnementale estime dans son avis du 28 juin 2019 la qualité de l'étude d'impacte "moyenne", identifiant  bien les enjeux mais qu'elle estime que "les impacts sont évalués de manière générale sans démonstration, et les mesures, d'évitement, de réduction , de compensation se limitent le plus souvent aux obligations réglementaires".

L'enjeu lié à l'exposition au bruit "n'est pas explicité" et celui lié à la pollution des sols est traité de "manière succincte"

Eaux, gestion pluviale et inondations

Concernant la gestion des eaux pluviales  et des risques d'inondation, l'autorité environnementale relève que l'étude d'impact apporte peu d'informations sur la qualité des eaux pompées et sur l'impact de leur rejet. Or compte tenu des  pollutions des eaux souterraines notamment en solvants chlorés et en hydrocarbures et des recommandations spécifiques émises sur la pollution des sols, le dossier est insuffisamment étayé. En termes d'eaux de ruissellement, l'étude d'impact  annonce la mise en place d'une mesure compensatoire malgré les espaces verts sur dalle et les toitures végétalisées mais  sans préciser en quoi elle consiste

Je rappelle que dans mes remarques du 20 octobre 2017 relatives à l'enquête publique loi sur l'eau, j'écrivais que: concernant le stockage hydraulique, Les terrains situés au nord de l’A86 (Colombus) sont assimilés également à une « zone de stockage de volume ». Mais  en cas d’événements climatiques importants, ce qui risque de se produire de plus en plus fréquemment dans les prochaines décennies,  ils deviennent  une zone « d’expansion de crue ». Cela implique pour l’ilot Colombus une compensation à la fois en volume et en surface.

" Mais le problème essentiel est que le projet d’aménagement concentre le stockage de la crue centennale dans les niveaux enterrés de parking. Or, selon le BRGM, le risque de remontée de nappe est très élevé au niveau de la zone du projet. D’après le dossier, il semble que le volume de stockage pour une crue centennale est plus important en état aménagé qu’en état initial sur l’ensemble de la zone du projet. Il en est de même pour la surface sous la cote casier. Aussi l’aménageur ne prévoit aucune mesure compensatoire au titre des remblais-déblais et se concentre sur la compensation par les parkings. Pourtant les projets d’aménagement sur certains ilots ne sont qu’à un stade de faisabilité et l’aménagement de remblais supplémentaires est même envisagé, modifiant de la sorte les cotes des aménagements paysagers."

Je suis étonné que ces questions identifiées il y a presque deux ans ne soient prises en compte qu'imparfaitement par l'aménageur et le constructeur; Le maitre d'ouvrage dans sa réponse à l'autorité environnementale du 26 juillet 2019 se réfère à la crue centennale et aux mesures calculées pour des terrains étant situées en zone C du PPRI. Hors, on sait de mieux en mieux que les épisodes pluvieux dans les prochaines décennies, du fait des bouleversements climatiques en cours ,  seront plus nombreux et plus violents y compris en Ile-de-France.

Le promoteur indique que des précautions seront prises les ascenseurs, les eaux usées, l'électricité, les produits dangereux, polluants ou sensibles à l'humidité en cas de crue mais en référence au PPRI et à la crue centennale. Le promoteur indique également  que les eaux pompées pour la réalisation des travaux seront rejetées à la Seine après filtration par un réseau aérien qui longera l'avenue d'argentauil ( ce qui m'inquiète énormément), soit dans le réseau réalisé par l'ASCODEV dont on ne connait pas les caractéristiques. Tout cela n'a parait pas très sérieux et pour le moins insuffisant

Pollution des sols

L'étude d'impact aborde ces questions de manière très dispersée et surtout  indique  que les risques sont réduits, gérés mais pas supprimés. Par ailleurs l'étude d'impact indique une vulnérabilité très élevée de la nappe d'eau souterraine alluviale de faible profondeur (3 à 5 m) alors même qu'il y a de fortes variations de niveaux lors des crues annuelles

Sur l'ilot Colombus, les investigations ont montré des pollutions dans les sols et dans les eaus souterraines. De ce fait des mesures de gestions sont préconisées: traitement des zones sources concentrées, mise en place de disposition particulières concernant les canalisations d'au potable, de recouvrement des sols par une dalle béton (ce qui sera fait) ou d'au mois 30cm de terres saines d'apport au droit des futurs espaces verts (ou 50cm en cas de jardins potagers, les arbres fruitiers étant déconseillées sauf dans des fosses profondes, gestion appropriée des déblais et traçabilité du devenir de ces déblais, mise en oeuvre de mesures de la qualité de l'air pour s'assurer de la compatibilité sanitaire avant livraison du projet.

Le promoteur semble vouloir respecter ces préconisations, mais avec un principe de précaution: il indique que tout problème sera évité sous réserve de respecter les mesures de gestion dans le futur (en gros, les futurs copropriétaires), dégageant ainsi sa responsabilité.

Déplacements et nuisances associées:

Le trafic est estimé à 2238 véhicules supplémentaires par jour pour l'ensemble de lde l'ilot Colombus et 303 véhicules supplémentaires à l'heure de pointe du soir. L'étude d'impact indique  que  qu'aucune dégradation n'est à prévoir. L'indique d'impact ne précise pas les carrefours étudiés, si les estimations de trafic sont cohérentes avec celles de l'ensemble de la ZAC ni les mesures éventuellement prises.

L'étude d'impact n'a pas évalué l'impact sanitaire lié à l'exposition d'une population nouvelle à la pollution atmosphérique du fait de la densification d'un secteur proche de l'A86, et que cette proximité oblige à étudier précisément les impacts éventuels.

Sur le plan acoustique, les valeurs enregistrées sont situées entre 70 et 75 dB (A) la journée et entre 65 et 70 dB(A) la nuit sans que le bruit de l'usine Safran ne soit prise en compte. aucune modélisation n'est fournie pour étayer le fait que la résidence hôtelière située au sud du lot 28 pourra jouer le rôle d'écran phonique par rapport à l'A86 (qui elle-même pourra subir ces nuisances)

Le promoteur indique qu'une nouvelle modélisation à été faite et que du fait de l'isolation acoustique due aux vitrages et menuiseries, le bruit varie de 30 dB en cœur d'ilot à 37 dB le long de l'avenue d'Argenteuil. Il réaffirme que la résidence hôtelière fera écran phonique par rapport à l'A86 sans apporter d'éléments chiffrés efficients.

gestion des déchets issues des démolitions

81 268,6 tonnes de déchets (dont 75 000 tonnes de béton et pierres) sont estimés pour l'ilot Colombus, dont 97% de déchets inertes. L'étude d'impact ne précise pas la nature et la quantité des matériaux issus de la démolition destinée à être valorisée ou éliminée. On ne peut que constater l'absence d'affichage d'une d'ambition vertueuse en économie circulaire (sur site ou hors site).

 Dans sa réponse, le promoteur indique que 3256 tonnes ont été recyclées et estime que le taux de valorisation est tout à fait acceptable. Heureusement, il indique que 60 000 tonnes de déchets de béton seront concassés sur site en vue d'une utilisation sur d'autres chantiers, sans plus de précision, ce qui n'est pas suffisant comme réponse même si la démarche semble finalement vertueuse... sur le papier.

risque technologique

L'ilot Colombus est concerné par le risque technologique pouvant être provoqué par la surpression d'une explosion  sur le site Safran, classé "Seveso". La résistance des constructions nouvelles a été adaptée à ces contraintes, elles-mêmes intégrées au PLU lors de la dernière modification n°4 en cours. Il semble que le projet a fait l'objet de plusieurs adaptations à ces contraintes nouvelles.

Conclusion

La construction de logements au sein d'un ancien site industriel, sur un site pollué en solvants chlorés et hydrocarbures, à proximité de l'A86, va exposé 600 habitants à des risques sanitaires (pollution des sols, bruits, pollution de l'air) et aux risques technologiques qui me semblent à ce stade mal  appréhendés.

Je rappelle que dans les premières études concernant le site situé au nord de l'A86, l'implantation d'activités avait été privilégié plutôt que de l'habitation.

Les observations qui suivent sont cohérentes avec mes observations du 14 octobre 2016 relatives à la modification n°3 du PLU, et celles du 20 octobre 2017 relative à l'enquête publique "loi sur l'eau"

Partager cet article

Repost0
20 juin 2019 4 20 /06 /juin /2019 18:44

CHAIMOVITCH Patrick                                                           Colombes, le 20 juin 2019

92700 COLOMBES

 

                                                              A l’attention de Monsieur Gérard BONNEVIE

                                                             Commissaire-enquêteur

 

OBJET : enquête publique relative à la modification n°4 du Plan Local d’Urbanisme de Colombes

Monsieur le Commissaire-Enquêteur,

Comme je vous l’avais dit lors de mon rapide passage le jeudi 6 juin, cette modification est importante, lourde et loin d’être bénigne. J’ai pour ma part relevé près d’une cinquantaine de points méritant une observation, plusieurs d’entre eux étant subdivisés en sous-parties. Compte-tenu de son importance, je regrette que la municipalité n’ait pas organisé des réunions publiques pour informer les habitants des enjeux mis en avant par cette modification. Je regrette aussi que des points se trouvant dans différentes parties (OAP, règlement, emplacements réservés) n’aient pas été organisés dans le document mis à disposition du public par quartier, pour mieux comprendre les évolutions.

La modification n°4 du PLU est la 3ème modification en 4 ans depuis 2015. Cette fréquence montre qu’il n’y a pas de vision globale du devenir de la ville par la municipalité, mais une série de mesures successives  adaptant ce document d’urbanisme à la conjoncture locale et hélas aux demandes de la promotion immobilière.

Je relève que systématiquement ces modifications sont traitées comme des sujets presque anodins alors qu’à chaque fois ce sont de nombreuses évolutions qui sont engagées, ce qui interroge au bout du compte sur la transformation de l’économie générale du plan, et sur le choix de la bonne procédure. Il me semble que le regroupement des modifications engagées correspondent en réalité à une révision partielle du PLU.

La non prise en compte dans cette modification, et plus généralement à Colombes, des réflexions en cours dans nombre de collectivités sur les questions de gaz à effets de serre, de changement climatiques ne laisse pas d’inquiéter celles et ceux qui vivent quel que soit leur âge et leur quartier, notre ville au quotidien.

Je regrette qu’il n’y ait pas un véritable rapport de présentation à la place d’une notice de présentation des plus sommaires

Des mesures importantes (sur l’ilot 6 de la ZAC Charles de Gaulle Est) sont en préparation sans que leur portée en soit affirmée, telle la disparation future du Conforama de Colombes pour être remplacée par 79 000m² de bureaux. Cette information aurait du figurer dans un rapport de présentation que l’on cherche vainement en complément de l’explication du remplacement des bureaux de l’îlot 6 par du logement.

L’instauration d’un plan-masse dans la zone UAb du PLU à la place du zonage pour réaliser la reconstruction du Leclerc est à mon sens non réglementaire. On devine à la lecture du plan-masse que celui-ci n’est que la traduction au au mieux d’une étude de faisabilité élaborée par un architecte, au pire d’un projet déjà prêt. Logiquement, c’est l’inverse qui se passe : on décide d’un cadre urbain et n’importe quel projet s’inscrit dans ce cadre urbain.  Sur ce sujet, , rien n’est dit car pas de rapport de présentation) sur le déplacement provisoire du Leclerc sur l’ilôt 2, sur le bâtiment qui y sera construit, et après le départ du Leclerc, sur sa pérennité ou sa démolition, sur sa hauteur, sur son emprise au sol, sur sa prise en compte des questions environnementales notamment l’artificialisation des sols.

Enfin,  l’instauration d’emplacements réservés pour élargissements de voirie montre l’absence d’ambitions en termes de mobilités urbaines, la municipalité continuant à encourager les les circulations automobiles au détriment des circulations douces. Les rares mesures concernant le le stationnement des 2 roues non motorisées sont d’ailleurs imposées par l’Etat.

Vous trouverez ci-après les nombreuses remarques, détaillées, concernant la modification n°4 du PLU sur des pages numérotées de 1 à 10.

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Commissaire-Enquêteur, mes salutations distinguées.

 

Patrick CHAIMOVITCH

Conseiller municipal EELV

 

OBSERVATION SUR LA MODIFICATION 4 DU PLU DE COLOMBES

 

  1. Les Orientations d’Aménagement et de Programmation :
  1. Orientation d’Aménagement et de Programmation (OAP) Charles de Gaulle Est

Cette OAP fait l’objet de plusieurs modifications.

1° Le système paysager prévoyait à l’origine des immeubles hauts sur les angles nord de chaque ilot et des constructions en dégradé vers le sud, et basses vers la zone pavillonnaire. Il est abandonné depuis 2014 au profit de gabarits plus normalisés en façade du boulevard Charles de Gaulle et trouve sa concrétisation dans cette modification.

2° l’une des modifications de l’OAP est justifiée par une décision d’agrément délivré en 2018 par le Préfet de Région pour un programme de 79 000m² de bureau, en fait en lieu et place du Conforama. Cette décision a pour effet de supprimer le programme de bureaux prévu initialement sur l’ilôt 6 et d’y substituer un programme de logements de 9 000m². Je suis surpris que l’arrêté du Préfet de Région ne figure pas dans les pièces du dossier de modification du PLU.

3° l’OAP nouvelle acte le déplacement de l’hôtel au sud de l’ilot 6. Bien que l’acquisition du foncier fasse l’objet de procédures contentieuses avec des propriétaires, la commune s’est vue d’ores et déjà déposer une demande de permis de construire (permis 19 00057 déposé le 19/04/2019 par la SAS Altoa pour une surface de 6729m², et comme il y a rarement des hasards à Colombes quand on parle d’immobilier, cet opérateur est celui qui réalise l’immeuble Courbe de 9000 m² sur l’ilôt 1) . Le projet de PLU modifié prévoit que les hauteurs sur l’ilot 6 sont dérogatoires au reste de la ZAC  et peuvent aller à R+10 à l’angle nord, en entrée de ville.

4° l’OAP prévoyait initialement 30% de logements sociaux. La nouvelle OAP supprime cet objectif et se contente de répondre à l’article 55 de la loi SRU. Pour mémoire, cet article fixe un plancher de logements sociaux de 25% dans les communes de taille significative. Cette évolution correspond à la tendance de la municipalité de réduire tendanciellement le pourcentage de logements sociaux dans la commune (33% en 2014) sachant que les 25% sont un plancher et non un plafond et en lui substituant du financement PLS qui est du « faux logement social » même s’il entre réglementairement dans la catégorie du logement social.

5° Il est fait état que les squares et jardins insérés dans l’habitat auraient un moindre usage que d’autres types de square (p9). Pour cette raison l’extension du square Colbert est abandonnée. Ceci st un mauvais prétexte. Cela fait des années que le square est fréquenté par les habitants et l’extension aurait renforcé cet usage. De plus, étant situé en arrière du boulevard Charles de Gaulle, il est mieux protégé des pollutions olfactives et sonores et des gaz à effet de serre émanant des flux de circulation du boulevard. Le foncier de l’extension  va en réalité être dévolu au programme de logement et ainsi être valorisé. De plus, le document ne dit pas quel est l’avenir du square : soit il est maintenu et c’est une contradiction avec les assertions de la commune. Soit il est déplacé en totalité, et ce serait un scoop pour les habitants.

6° Il est fait état d’un nouveau jardin positionné  sur l’ilot 3, avec un accroissement de 500m² par rapport aux 1500m² initialement prévus. Pour les raisons évoquées ci dessus, ce square en façade du boulevard st une erreur sur le plan écologique. Il n’est pas dit ce que deviennent les surfaces initialement prévues de cet ilot (transfert vers d’autres ilots ?)

  1. Orientation d’Aménagement et de Programmation (OAP) Stalingrad

La modification de cette OAP est destinée à permettre l’accueil d’un lycée devant s’implanter à l’angle de l’avenue de Stalingrad et de la rue Jules-Michelet, dans le quartier des Fossés-Jean. L’annonce en a été faite il y a juste un an par la présidente du Conseil Régional. A cet effet, la commune a commencé à acquérir du foncier bien qu’aucun document réglementaire n’indiquait la création du lycée. D’ailleurs, la commune devra engager une procédure de DUP pour exproprier légalement les propriétaires mais aucune indication n’est fournie à cet égard.

Cette annonce, qui est aussi une annonce politique, sera-t-elle suivie d’effet avec l’objectif  d’ouverture en 2024 (cf article du Parisien du 23 juin 2018) ?. Le commissaire-enquêteur devrait exiger la délibération du Conseil régional adoptant une programmation financière pour engager les études du futur lycée de Colombes, sans quoi rien ne justifie l’urgence de la modification de l’OAP Stalingrad.

  1. Modifications dans le règlement
  • L’article 1 (p 18) intègre le Porter à Connaissance de l’Etat  des risques technologiques induits par l’activité de l’usine Safran particulièrement les servitudes sur une partie du secteur Kléber et sur la ZAC Arc Sportif notamment l’ilot Colombus (zone UF). Le document ne dit pas ce qu’il en est des nombreux permis délivrés.
  • L’article 2 (p 19) acte la fin du plan local de l’habitat et évoque le PLHI dont aucun élément n’est communiqué à quiconque, y compris dans ce dossier. En fait il n’y a pas de stratégie de politique de l’habitat hormis une réduction tendancielle du taux de logement social (hors PLS) en dépit de la loi Elan et d’un marché tendu dans les Hauts-de-Seine.

Il interdit par ailleurs la transformation en logements de bureaux de moins de 15 ans d’âge. Mais ne quantifie ni ne localise sur Colombes le nombre d’immeubles concernés.

  • Article U6 : dans les dispositions particulières,  il est annoncé que les demandse de dérogations seront traitées au cas par cas, officiellement dans un souci d’intégration urbaine. Concrètement, cela risque de se faire à « la tête du client » selon le bon ou mauvais vouloir du maire suscitant ainsi de futurs contentions liés à des décisions arbitraires. Cette règle semble fragile au plan juridique.
  • Article UA7 (p 20) : la disposition relative aux implantations des constructions par rapport aux limites séparatives ne s’applique pas sur le nouveau secteur de plan masse des 4 chemins. Cette mesure dérogatoire me semble illégale.
  • Article UA10 : sur le boulevard Charles de Gaulle (cf OAP), la hauteur plafond est fixée à 31m au lieu de 36m, mais sur un linéaire de 31 m au lieu de 18m, mettant ainsi en cause le parti d’aménagement de l’OAP (p 12) portant sur des façades bâties avec des respiration et des vides. Cela renvoie à mes remarques précédentes sur l’OAP. Il en est de même avec la hauteur de 36 m pour l’hôtel sur l’ilot 6.
  • Article 11 : (p22) les ajouts concernent les antennes-relais pour limiter la prolifération des mats. Mais ces ajouts ne sont que des préconisation qui n’ont rien de coercitif pour les opérateurs de télécommunication et leurs bureaux d’étude. Il est probable qu’ils tiennent peu compte de cette préconisation qui s’avérera superfétatoire.
  • Article 12 (p23) dans les zones UA, UB, UCIm, UD, UE, UF, US , il est fait référence à une réduction de 15% maximum des places de stationnement dans les programmes de 50 logements en contrepartie de la mise à disposition d’au moins 5 véhicules électriques munis de dispositif de recharge adapté ou de véhicules propres en auto-partage Si cette incitation est intéressante, il est dommage qu’elle ne soit pas rendue obligatoire. De plus, un promoteur pour ne pas s’embêter, pourra limiter le nombre de logements de son programmes à 49 logements. Le règlement devrait prévoir des réductions progressives : entre 20 et 30 logements, entre 30 et 40 logements, entre 40 et 50 logements, plus de 50 logements. A Colombes, plusieurs programmes délivrés ou en cours d’instruction peuvent atteindre entre 100 et 200 logements (j’en ai dénombré une quinzaine depuis 3 ans dont plusieurs au-delà de 200 logements, et plusieurs ne sont pas encore engagés (notamment sur la ZAC de l’arc sportif) ; Il faudrait alors adapter cette règlesà ces gros programmes.
  • - article UA13 et UB13 : concernant l’obligation de toitures végétalisées, il est désormais fait référence à leur caractère inaccessible. Les installations techniques n’occupent pas la totalité des toitures, il faut donc permettre l’accès aux toitures végétalisées hors parties techniques, tout au moins sur leur périmétrie.
  • Concernant l’article U6 (p24) dans les zones UA, UB, UC, UF, US, les balcons et débords sont autorisés sur une profondeur de 2,50m. De manière surprenante, la ville a déjà délivré des permis de construire avec cette règle, ce qui était illégal (programme LNC rue Gabriel Péri par exemple). Les balcons d’une telle dimension sont vendus comme des extensions de séjour donc à un prix de vente du m² habitable relativement élevé, surenchérissant le prix de vente du bien (en particulier à l’arc sportif où de nombreux permis déposés et/ou délivrés prennent en compte cette épaisseur de 2,50m), et parfois placés sur un axe de transit et de grand passage, donc peu profitable à l’acquéreur.

Je suggère que la dimension du balcon soit réduite.’

  • Article UF6 (p24) dans le secteur UFh, il est fait référence aux activités commerciales liées à la vocation agricole d’un site : il ne peut y avoir de vocation agricole dans la ZAC de l’arc sportif, le bâtiment concerné correspondant à une activité industrielle de cultures hors sols sans rapport à la terre ou aux rivières
  • Article UF12 (p24) : cette règle de stationnement est assouplie pour les commerces à vocation sportive. Il s’agit d’une distorsion au principe de l’égalité entre les commerces du même type en fonction de leur localisation et cette adaptation doit être récusée.
  • Article UFcpl12 (p25) incompréhension de l’ajout d’une règle destinée aux commerces et activités dans la ZAC des Champs Philippe 1, essentiellement tertiaire
  • Article UB6.2 (p26) ; La différence entre « de part et d’autre » et « autour » de la rue Gabriel Péri et de l’avenue Barbusse est incompréhensible et absconte. Cela renvoie surement aux modifications de zonage proposées en vue de deux projets immobiliers clairement identifiés (cf supra).
  • Article UD2.5 (p27) ; la suppression de la référence au périmètre de constructibilité parce que caduc depuis le 30 mars2018 est mal formulée. Par contre, dans le commentaire (ou dans ce qui aurait pu être un rapport de présentation), il n’est pas indiqué que la municipalité a engagé une étude foncière sur le tracé du prolongement du T1, et donc que le PLU sera probablement modifié à l’issue de cette étude car il est probable que cette municipalité se lancera dans une densification massive de cet axe, d’où la nécessité qu’elle ne soit pas reconduite.
  • Article UD6 (p28) La suppression de l’alinéa 2 est une erreur, au sens où le traitement des héberges sur des constructions anciennes se pose occasionnellement. La ville préfère à sa place introduire une évaluation au cas par cas qui ressemble au fait du prince déjà évoqué précédemment.
  • Article UD3 (p 29) : La suppression de la disposition relative aux parcelles à l’angle de deux voies avec un retrait de 1,20 (règle générale) sur l’une des deux rues est une erreur. La nouvelle disposition imposant un retrait à 5m sur une rue et 3m sur l’autre ne tient pas compte de la morphologie spécifique de certaines parcelles dans plusieurs secteurs pavillonnaires.

Il en est de même pour l’alinéa suivant concernant des parcelles traversantes sur des petites « avenues colombiennes », il est regrettable d’imposer le recul sur les deux voies servantes ; la variété des situations permet de diversifier ce paysage urbain si particulier et si attachant.

  • Article UD7.3 (p30) : j’avais critiqué lors de la précédente modification l’approche de la municipalité sur ce point. La suppression de l’alinea 10 instauré en 2016 ne répond ni à la problématique urbaine, ni à la demande des nouveaux habitants
  • Article UD8 (p31) : à nouveau le critiquable du fait du cas par cas, avec un risque d’arbitraire (cf infra)
  • Introduction d’un secteur de plan masse dans la zone UAb secteur des 4 Chemins/Leclerc :

L’introduction d’un secteur de plan-masse au sein de la zone UAb sur le site du magasin Leclerc des 4 Chemins n’est pas conforme à l’esprit et à la lettre du PLU, en particulier de son rapport de présentation de 2013 toujours en vigueur.. Au plan réglementaire, la zone de polarité du boulevard Charles de Gaulle, en dehors des ZAC successives,  voit s’appliquer un traitement cohérent que le secteur de plan-masse vient perturber. Ainsi, l’article 6.5 – Dispositions particulières e la zone UA stipule que des implantations différentes de celles fixées ci-dessus peuvent être autorisées ou imposées dans les cas suivants : lorsqu’il s’agit de constructions et installations nécessaires aux services publics ou d'intérêt collectif la construction peut être implantée à l’alignement, ou en retrait, dans ce cas, le retrait doit être au minimum de 0,50m.  Il est évident que le magasin Leclerc n’est pas nécessaire aux services publics.

De plus, l’article UA.9 – Emprise au sol des constructions  limite, en secteur UAb, le coefficient d’emprise au sol des constructions, à 85%, dans la bande de constructibilité principale et 50%, hors de la bande de constructibilité principale. L’instauration du plan-masse permet de s’affranchir des bandes de constructibilité qui structure l’habitat du boulevard Charles de Gaulle et ne limite plus les emprises au sol : dorénavant, ce sont 100% de la superficie qui deviennent constructibles !!! L’article UAb10.1.2 définit une hauteur maximale des façades, un gabarit de couronnement et une hauteur plafond. La hauteur de la façade est fixée à 18 mètres dans la bande de constructibilité principale,  9 mètres au-delà de la bande de constructibilité principale. 

Il peut être fait mention particulière portée au document graphique, et les normes graphiques se substituent alors aux hauteurs des bandes constructibles que je viens de rappeler. Mais le règlement de la zone UAb prévoit plusieurs garde-fous : - Filet orange : façade limitée à R+2 soit 9 m, hauteur plafond limitée à 12 m.; Filet marron : façade limitée à R+4 soit 15 m, hauteur plafond limitée à 18 m.  Filet rose : façade limitée à R+6 soit 22 m, hauteur plafond limitée à  23 m.  Sans parler de la règle UA 10.3.6 qui stipule que la hauteur des façades des constructions édifiées en continuité de la zone UD ou UE devra dans la bande de constructibilité principale, sur une longueur de 6 mètres au minimum parallèle à l’alignement, être diminuée de 3 mètres par rapport aux règles générales édictées ci-dessus (ce qui renvoie à ma remarque sur l’article UA4 p4 de mes observations).

Dorénavant, avec le plan masse des ponctuations atteignent respectivement 24m, 27m et 30m, largement supérieures à la règle générale des hauteurs et à la regle graphique dérogatoire.

Enfin, l’article UA 13.stipule que dans les secteurs  UAa et UAb les surfaces plantées doivent représenter au minimum 50% de la superficie du terrain située au-delà de la bande de constructibilité principale de construction définie à l’article 7, que la moitié des espaces plantés doit être traitée en pleine terre, qu’un arbre doit être planté par tranche de 100 m² de superficie d’espace libre. 

On voit bien avec ces quelques exemples que le plan masse proposé s’affranchit de la règle de la zone UAb alors qu’il s’ réfère et de ce fait fragilise le document d’urbanisme car  il est alors susceptible de recours devant les juridictions compétentes ,

  1. Modifications dans le lexique
  • Précision sur les règles de hauteur (p 35) : il est proposé de préciser les possibilités de hauteurs supplémentaires en fonction de la cote casier. La rédaction actuelle limite à 3 m (ce qui correspond à un étage de logement) la possibilité de dépassement de hauteur en cas de terrain inondable.
  1. La nouvelle rédaction introduit la notion de terrain existant. Hors au fil du temps, notamment sur les anciens terrains industriels, les terrains ont pu subir déblais et/ou remblais. Il faut donc prendre en compte la notion de terrain naturel après examen de la qualité des sols.
  2. De plus, la nouvelle rédaction autorise un dépassement des 3 mètres de référence si la cote casier est plus importante que les 3 mètres par rapport au niveau du sol. Il faut que le commissaire-enquêteur  interdise cette possibilité car cela peut donner un gabarit trop important au regard des hauteurs réglementairement autorisées.

Cette question des hauteurs supplémentaires en terrain inondable est très importante quand dans le tissu constitué et situé en secteur PPRI, une construction nouvelle est mitoyenne d’un secteur pavillonnaire car les propriétaires de pavillons se retrouvent avec des mitoyens plus hauts que ce qui est autorisé. De manière générale, le PLU depuis son approbation ne traite pas ce point délicat.

  • Normes de stationnement (p 37 à 40) les modifications de la règle correspond à une prise en compte du PDUIDF, et on ne peut que se féliciter qu’on limite le nombre de places pour les voitures automobiles, certes sur injonction de l’Etat. Je regrette que la municipalité, lors de modifications précédentes ait allégé les contraintes de stationnement automobile, favorisant ainsi l’usage de la voiture et non sa limitation au profit de modes doux.

Concernant les deux roues non motorisées, la norme proposée me parait insuffisante qu’il s’agisse des écoles élémentaires, des collèges et des lycées. Cette norme doit s’accompagner d’une politique globale et sécurisée des déplacements des deux roues en ville qui n’existe pas à ce jour.

  1. Modifications dans le plan de zonage

Depuis 4 ans, la municipalité modifie le PLU pour accorder des permis de construire sir des parcelles occupées par des pavillons. Il e n été ainsi aux 58 à 72 rue Gagarine. Sans modifier le PLU, elle vient d’accorder le 26 mars un permis de construire à la société Franco-Russe pour un immeuble de 50 logements à la place de 3 pavillons aux 8 à 12 rue Ampère. Des discussions existent aujourd’hui avec des promoteurs rue Gabriel Péri, (cf supra, rue H. Barbusse (cf supra).

Les propositions faites pour garantir les hauteurs ou revenir sur des zonages à constructibilité plus modeste que l’existant correspondent à un vaste mécontentement dans tous les quartiers de la ville contre la multiplication des grues et de la disparition du caractère traditionnel et mixte d’une partie de Colombes.

Certaines propositions vont donc dans le bon sens, d’autres correspondent encore à des erreurs d’appréciation.

  • p 43  Les modifications proposées sur le secteur Quinet et sur le secteur Joffre/ 8 mai 1945 (p 45) sont une bonne initiative,
  • p 46, Le passage de UAb en UAa du terrain situé au 32 rue du Maréchal Joffre est une bonne initiative limitant la hauteur toute construction nouvelle  àcelle existante aujourd’hui, même si la raison principale est d’éviter de porter ombrage au bâtiment en second rang qui vient d’être livré par le promoteur Arc Promotion au 34 rue Joffre (parcelle mitoyenne).
  • P 47, le passage de UAb en UD d’une partie de la parcelle située villa Marthe permettra peut-être de maintenir d’un seul tenant cet ensemble foncier
  • P48, le changement de zonage de UAb en UD entérine ce qui a été réalisé depuis plusieurs années
  • P49 avenue Henri Barbusse (et non boulevard)/rue Boin :
  • Le projet comme je l’évoquais plus haut et comme cela est écrit est envisagé de part et d’autre de la synagogue, avec cependant et hélas encore une fois la disparition d’une maison bourgeoise. Les hauteurs sur rue sont limitées rue Boin et avenue Barbusse à 12 mètres mais la profondeur de cette limitation est très imprécise. Ces terrains, situées en zones UAb pourront accueillir des constructions de 18m de hauteur. La profondeur de la limitation sur rue devrait être indiquée au PLU très clairement
  • p50 et p51. Il est proposé  de passer de UAb en UD plusieurs parcelles aux abords de la rue Félix Faure. Cela répond à nouveau  à la vive inquiétude des habitants qui voient des immeubles surgir partout y compris rue des Vallées ! En fait l’ensemble de la zone UAb, bien que située à proximité de la gare des Vallées, devrait être revisitée.
  • P52 : une limitation de hauteur  est fixée rue des Voies des Bois dans une épaisseur prenant sur la zone UAb (contrairement à la rue Boin/avenue Barbusse (cf infra). Par contre un alignement est instauré à des hauteurs de 15-18m (pointillés rouges) alors que la hauteur de la zone UAb autorise des hauteurs de 18M. A quoi cela correspond-il ?
  • P53. Passage de plusieurs parcelles accueillant des construction basses de UAb en UD. C’est d’autant plus légitime que l’ilot 6 de la ZAC Charles de Gaulle Est verra un hôtel de grande hauteur s’implanter à l’angle de la rue Brossolette.
  • P54. Passage de UG en UD d’un ensemble immobilier rue Renan/rue Saint Exupéry. En fait il faut garder le zonage UG destiné à accueillir des zones artisanales. La municipalité en a déjà supprimé, hors ce genre de zonage est important pour faire vivre un tissu mixte d’autant que les zones artisanales du 21eme siècle peuvent être différentes dans leur fonctionnement de ce qui existait il y a 50 ans.
  1. Instaurations d’emplacements réservés

La municipalité agit en contradiction des pratiques de nombreuses grandes villes françaises, franciliennes et alto-séquanaises en voulant favoriser le trafic automobile. Il est évident, crise climatique et pollution de l’air aidant, qu’il faut désormais impulser d’autres modes de déplacements que la voiture, et encourager les modes doux. De ce point de vue, les 3 premiers emplacements réservés sont un non-sens urbain et écologique. Je demande au commissaire –enquêteur de s’y opposer.

  • P55 instauration d’un emplacement réservé n°33 pour élargissement de la rue Félix Faure au débouché de l’avenue Henri Barbusse. Cet emplacement réservé, à quelques encablures de la gare des Vallées dans un secteur désservi également par des lignes de bus est un non sens en terme de politique de déplacement. Encore une fois la municipalité est en retard sur ce qui se pratique dans beaucoup de communes franciliennes et des Hauts-de-Seine pour limiter l’usage de la voiture sur un axe qui est sans cesse engorgé depuis l’A86 vers Paris, et qui supporte la proximité d’in collège et d’une nouvelle école maternelle dans quelques mois. Il fait au contraire privilégier les déplacements doux (vélos et pétons). A noter que le gérant du commerce situé sur l’emplacement réservé n’avait pas été prévenu par la municipalité et était des plus étonnés quand je l’ai questionné !
  • P56 instauration d’emplacement réservé n°31 boulevard Edgar Quinet ; cet emplacement réservé touche au moins 3 pavillons et une copropriété sur un axe de transit important. Là encore la politique de déplacement devrait consister à enrayer l’usage de la voiture et non de l’encourager. Il est à noter que la municipalité cherche à favoriser le trafic routier en face d’un projet immobilier porté par le promoteur Promodim Cosy et dont elle a délivré le permis de construire le 8 janvier 2019 pour la construction de 42 logements au 27/29 boulevard Edgar Quinet mais avec 57 places de stationnement. Bref une incohérence totale.
  • P57 instauration d’un emplacement réservé n°32 à l’angle des rues du Maréchal Joffre/8 mai 1945. A nouveau, cet emplacement sur l’immeuble du café-restaurant le Havane (à nouveau, le propriétaire du fond de commerce n’était pas au courant) renvoie à cette incitation à utiliser sa voiture en plein hypercentre de Colombes. A nouveau, il faut inciter à d’autres modes de déplacement
  • P58 : instauration d’un emplacement réservé n°30 rue Gabriel Péri au Petit Colombes. Il s’agit d’une petite adaptation au débouché de la rue Jeanne Gleuzer, qui ne pose pas de problème particulier.
  • P59 transformation d’une partie de l’emplacement réservé de la coulée verte en une protection d’espace paysager .A priori je ne suis pas opposé à cette proposition, Toutefois elle n’est accompagnée d’aucune justification, ce qui parait bien léger compte-tenu du rôle essentiel de la coulée verte dans le secteur sud de la ville.
  • Par ailleurs, il faudrait instituer un maillage vert en direction des quartiers nord de Colombes pour que l’ensemble des habitants profite d’un système de promenades écologiques prenant en compte le paysage naturel et la biodiversité.

Partager cet article

Repost0
3 mai 2019 5 03 /05 /mai /2019 08:30

La ville de Colombes est en train d’agrandir la médiathèque Jacques Prévert qui passera prochainement de 1400 m² environ à 1700 m². A cette occasion, une consultation est en cours pour vérifier si les usagers sont plutôt favorables à l’ouverture du dimanche et/ou d’un soir en semaine de cette médiathèque. En vérité cela est la concrétisation d’un mouvement engagé dès 2014 par le collectif "ouvrons plus les bibliothèques". Depuis, plusieurs villes se sont  engagées dans cette voie

Emmanuel Macron, comme cela est devenu une habitude, a donc recyclé un projet engagé avant son arrivée à l’Élysée en lançant  un appel aux collectivités locales faisant suite au rapport Orsenna de février 2018 afin d'ouvrir les médiathèques tard le soir et le dimanche . Le gouvernement a pour cela augmenté de 8 millions d’euros de la dotation générale de décentralisation en faveur des bibliothèques pour les cinq années à venir. De même du côté des moyens, l’ancienne ministre de la culture, Françoise Nyssen prévoyait alors  la mise sur pied d'un programme de 400 services civiques dédiés, qui seraient à disposition pour intervenir dans les bibliothèques.

Le ministère entendait  accompagner les extensions horaires, notamment le week-end, dans certains territoires jugés prioritaires : villes moyennes, quartiers de la politique de la ville, grandes villes au-delà de 100.000 habitants. Avec des objectifs de progression, qui sans être des règles, peuvent servir de caps : ainsi dans les villes de plus de 20.000 habitants, comme Colombes, un accroissement horaire de 20% hebdomadaire d'ici 2022 était préconisé.

C'est dans ce contexte que la municipalité a proposé au conseil municipal en mars 2018 le vote des travaux d'extension de la médiathèque Jacques Prévert- votés à l'unanimité - et indiqué être favorable à l'ouverture du dimanche de cet équipement.

Rares sont les bibliothécaires qui remettent en cause la nécessité d'ouvrir plus souvent leur établissement pour répondre à l'emploi du temps des usagers. Le problème reste celui des moyens. C’est  une attente et un besoin pour les usagers, particulièrement dans les grandes villes, et particulièrement dans les quartiers prioritaires. Or avec la baisse des dotations aux collectivités territoriales, il est difficile de compléter les équipes des médiathèques par de nouveaux titulaires (d'ailleurs, le nombre de places aux concours de bibliothécaires est toujours en baisse) et  les ouvertures supplémentaires impliquent donc une complète réorganisation.

Or à Colombes, en l'absence de débat public sur ces questions - ni en conseil municipal, ni avec les habitants- un certain nombre de questions se posent correspondant à une logique de centralité de Prévert et de disparité des heures d’ouvertures au public entre les 3 médiathèques.

premier point: les amplitudes horaires:

, la médiathèque Jacques Prévert (1700m²) est ouverte 25h30 par semaine au public ; celle des Fossés-Jean (1000m² à l’ouverture du pole culturel et associatif) a la même amplitude horaire  de 25h30 d'ouverture hebdomadaire au public ; quant à la médiathèque de la Marine  (1100m²), elle n’est ouverte  que 17h par semaine au public . Pour mémoire, l’amplitude moyenne d’ouverture à Paris est de 35 h, mais de 41h pour celles qui ouvrent déjà le dimanche (mais hélas avec l’emploi important de vacataires)

On ne comprendrait pas que toute ouverture dominicale ou nocturne ne soit pas précédée par une harmonisation des horaires d’ouverture, Si l’on s’en tient au cap par Françoise Nyssen, une progression de 20% ne permettrait même pas à la médiathèque de la Marine, d’égaler les amplitudes actuelles deux autres médiathèques, et encore moins si celles-ci devaient être ouvertes plus largement au public.

Deuxième point: la centralisation des fonds:

 La médiathèque Jacques Prévert détient historiquement une grande variété des fonds, notamment musicaux et multimédia.  La municipalité privilégie donc, en plus de la superficie plus importante,  l’ouverture de celle-ci le dimanche et privilégie de la sorte la fréquentation de la médiathèque Jacques Prévert sans proposer qui que ce soit pour une meilleure mutualisation des fonds entre les 3 médiathèques.

troisième point: la démocratisation de l'accès à la culture pour tous

Or l’accès à des équipements publics de proximité est un véritable enjeu pour lutter contre la fracture sociale. L’ouverture du dimanche des médiathèques au Petit-Colombes et aux Fossés-Jean mérite d’être posée pour des publics défavorisés, mais aussi pour les habitants des nouveaux programmes immobiliers qui seraient ainsi encouragés dans l’ancrage au quartier et dans le lien social. De plus toutes les enquêtes en France montrent que le public du dimanche n’est pas le même qu’en semaine et est plus familial, Ce nouveau type de fréquentation est un atout en terme d'éducation populaire.

D’autres questions doivent interpeller les habitants et les élus : la médiathèque devrait dépasser sa seule vocation culturelle pour embrasser aussi une vocation sociale, urbaine et éducative. Pour y parvenir, on doit inventer un autre modèle. assorti d’un élargissement des horaires d’ouverture, par exemple le matin pour permettre aux personnes en situation d’isolement, les retraités, de venir lire le journal, voire de les aménager en lieux de vie complémentaires de nos CSC, ou de les articuler avec eux.

Aujourd’hui, une extension significative des horaires d’ouverture ne signifierait pas seulement un service public accru. Elle rendrait possible la transformation de nos médiathèques en véritables foyers d’un champ culturel réinventé.
 

Ouvrir le débat:

Les écologistes pensent qu'il faut avancer sur la question de l'ouverture du dimanche avec circonspection, et procéder sous forme d'expérimentation dans les deux ou trois ans à venir:

- vérifier les impacts en terme d'emploi et de qualité du travail pour les agents communaux, et concerter ce point avec les organisations syndicales et les agents des médiathèques;

- privilégier le volontariat des équipes des médiathèques.

- prévoir que les heures du dimanches seront des heures supplémentaires rémunérées en conséquence

- bien sûr, comme le préconise le rapport Orsenna, il faut continuer dans la voie de la rationalisation des tâches répétitives pour dégager du temps pour les agents des médiathèques. Et si l'on souhaite faire appel à des vacataires, faire un sorte de professionnaliser des vacataires déjà en poste qui pourraient de la sorte compléter leurs revenus et diminuer leur précarité.

- l'ouverture du dimanche pour le seul centre-ville ajoute de la discrimination culturelle à de la discrimination sociale et urbaine. Il semblerait qu'on estime en haut lieu qu'il est plus facile de venir des quartiers périphériques vers le centre-ville que d'ouvrir les trois équipements. Est-ce un argument raisonnable?

- en outre cette ouverture dominicale pour le seul centre-ville soulève des questions écologiques: on vient par quel moyen de transport en centre-ville le dimanche?

- la question du cout d'ouverture simultané des trois médiathèques serait une des raisons de ce choix. C'est une question qu'il faut regarder le plus sérieusement du monde. Mais, si l’on considère que les médiathèques peuvent devenir un lieu charnière entre l’éducation et la culture - en intervenant partout, dans tous les domaines d’expression et tout au long de la vie - il conviendra surtout de mettre en œuvre de multiples partenariats et d’opérer des transferts significatifs de moyens (humains, techniques ou financiers permettant de maitriser le budget communal) dans les priorités éducatives pour consolider le réseau des médiathèques. C’est à cette condition que l’on pourra juger de l’efficacité et du courage des politiques publiques de la municipalité. On peut aussi imaginer une ouverture tournante entre les trois médiathèques afin de faciliter leur utilisation dominicale et/ou en soirée de façon à concilier équité en gestion de personnel et avantages pour tous les habitants de Colombes.

- enfin, lorsqu’on évoque le réseau des médiathèques, on ne peut que s'interroger sur l'absence d'une amorce de réflexion à l'échelle intercommunale de la boucle nord.  

Partager cet article

Repost0
7 avril 2019 7 07 /04 /avril /2019 13:52

Vendredi Amida, SDF, est mort près de la gare de Colombes. C’est le père Joncour qui a donné l’info sur les réseaux sociaux.

Habituellement Amida, connu de nombreuses personnes et des maraudes, dormait depuis de nombreuses années sous la passerelle près de la médiathèque Prévert.

Mais le chantier engagé par la mairie pour l’extension de la médiathèque l’ont conduit à chercher un autre abri, dans son quartier. Il a abouti à la gare où, usé,  il a fini ses jours rejoignant ainsi les morts dans la rue.

Le collectif « les morts de la rue » a dénombré 510 morts de la rue à 50 ans en moyenne en 2017, 566 morts de la rue à 48 ans  en moyenne en 2018, et déjà 108 personnes en 2019 à 48 ans en moyenne. Pour mémoire, l’espérance de vie nationale est en moyenne de 80 ans.

Le collectif « les morts de la rue » a pour objectifs de faire savoir que beaucoup de personnes qui vivent ou ont vécu à la rue en meurent ; de mettre en œuvre et développer les moyens et actions nécessaires pour la recherche, la réflexion et la dénonciation des causes souvent violentes des morts de la rue ; pour des funérailles dignes de la personne humaine ; pour l’accompagnement des personnes en deuil, sans distinction sociale, raciale, politique ni religieuse.

Le Collectif publie la liste des décès de personnes qui ont vécu un moment ou l’autre à la rue. Ces listes ne sont en rien exhaustives et sont communiquées afin que des familles, des amis, puissent apprendre ces décès.

Les sources d’informations du Collectif sont diverses : particuliers, associations, institutions, médias, et peuvent comporter des erreurs. Ces hommes et ces femmes sont morts. Leurs noms sont publiés pour les honorer.

Leur mort est un scandale qui doit interpeller chacun à un niveau personnel comme collectif, et quelles que soient nos appartenances politiques ou religieuses.

Partager cet article

Repost0
15 août 2018 3 15 /08 /août /2018 18:12

Le 12 juillet dernier, la maire de Colombes a pris un arrêté  instaurant un couvre-feu valable jusqu’au 31 décembre concernant les mineurs de moins de 17 ans se trouvant seuls dehors entre 22 heures et 6 heures du matin. Dans ce cas, ceux-ci  pourront être conduit au poste de police, L’arrêté concerne les quartiers prioritaires en politique de la ville - Petit-Colombes, Fossés-Jean et Europe- et s’applique durant les soirs de week-end ou les vacances scolaires.  

 Je n’ai pas été très étonné de cette mesure, car les amis de N. Goueta avaient fait du buzz sur les réseaux sociaux à ce sujet au printemps et N. Goueta avait très vite évoqué cette question au dernier conseil municipal en juin.

 Ce n’est pas la 1ère fois que N. Goueta surfe sur cette vague sécuritaire. Lors de son 1er mandat en 2001, elle avait instauré un couvre-feu pour les mineurs de moins de 13ans.

Puis il y a 2 ans, en octobre 2016,  la ville avait encore pris une mesure similaire pour les mineurs de moins de 16 ans  avant qu’elle ne soit suspendue quelques semaines plus tard par le tribunal administratif à la suite d’une requête en référé déposée par la Ligue des droits de l’Homme (LDH).

Encore une fois, N. Goueta tente de marquer les esprits avec des arguments des plus fallacieux qui ressemblent plus à de la communication politique qu’à des faits étayés.

 La Ville justifie cet arrêté par le fait que l’arrêté pris par la mairie sera « davantage inattaquable ». car s’appuyant sur « des statistiques très conséquentes avec beaucoup d’interventions qui impliquent des mineurs. Le gros des infractions auxquelles les Colombiens sont confrontées, sont commises par des 15-17 ans et justifierait l’arrêté couvre-feu»

Or rien n’est moins sûr.

Si les services de polices et de justice constatent depuis plusieurs années un rajeunissement de la délinquance, rien n’indique que les faits incriminés aient lieu majoritairement le soir ou la nuit, le week-end ou pendant les vacances scolaires. La municipalité n’a fourni aucune donnée sur ce sujet.

On nous explique  que 59 personnes ont été interpellées depuis le début de l'année au Petit-Colombes dont 43 mineurs. C'est-à-dire 7 mineurs par mois, 2 mineurs par semaine. Et il est possible que ces mineurs aient été interpellés juste du fait de leur âge sans qu'il n'y ait de flagrant délit.

Les chiffres communiqués par la police nationale lors du Conseil Local de Sécurité et de Prévention de la Délinquance (CLSPD) de janvier 2018 indiquent que les atteintes aux personnes et aux biens ont globalement ont diminué entre 2016 et 2017 (c’est une tendance générale dans le département). Il en est de même pour les atteintes volontaires avec violence. Il faut aussi savoir qu’après avoir diminué entre 2008 et 2014, les chiffres de la délinquance s’étaient stabilisés par la suite.

On peut aussi s’interroger sur la légalité d’une mesure concernant une classe d’âge spécifique

Cet arrêté semble d’autant plus inutile qu’il existe une loi, récente, à savoir la loi du 14 avril 2016 relative à l’information de l’administration par l’institution judiciaire et à la protection des mineurs.

Cet arrêté signifie-t-il, aux yeux de la maire de Colombes, qu’un mineur qui ne commet aucun délit, mais qui se trouve dehors peut être envoyé en prison  sans qu’il ait commis un quelconque autre délit que d’être non accompagné d’un adulte majeur (délinquant ou pas d’ailleurs) parce qu’il revient d’un spectacle , d’un match de sport, d’une fête chez des amis, comme cela semble envisageable pour les mineurs des autres quartiers qui, eux ne seront absolument pas inquiétés à priori.

Évidemment, des mineurs présents dans la rue à des heures très tardives ne peuvent qu’attirer l’attention, et il peut être opportun, pour les forces de l’ordre, de les interroger sur leur présence hors du domicile parental et de prendre contact avec les parents. Mais l’arrêté couvre-feu n’est pas utile pour cela puisque la loi prévoit ce type de situation : c’est encore une fois purement de la communication.

 

Enfin, on peut s’interroger sur le fait que les actes délictueux soient  tous commis par des mineurs, et non par des adultes, voire de jeunes adultes ?

D’autre part, N. Goueta a considérablement augmenté depuis 4 ans les effectifs de police, les a réarmés et équipés grâce aux subventions importantes de l’Etat, et désormais ceux-ci ressemblent plus à des robocops qu’à une police de proximité, nouant le dialogue avec les familles : une version modernes des cow-boys et des indiens. Et ce sont évidemment les jeunes des quartiers populaires qui sont considérés comme les méchants indiens

 Enfin, elle avait essayé de développer un truc qui s’appelle les voisins vigilants, que j’avais dénommé les voisins délateurs, dont les résultats sont peu probants.

Car avec tout cela (effectifs de police, armement, voisins délateurs), on se serait attendu à ce que la situation soit « sous contrôle », qu’il y ait une baisse significative de la petite délinquance qui pourrit la vie des habitants (rodéos, trafics de stupéfiants, etc) .

 En fait l’arrêté couvre-feu montre surtout que la ville, qui supprime ou diminue des services à la population dans les 3 quartiers concernés, qui transfère des crédits de fonctionnement et d’investissement au profit de l’accompagnement des nouvelles et nombreuses opérations immobilières ne contrôle pas grand-chose.

Cela n’est pas étonnant, car les problèmes que rencontrent Colombes en matière de sécurité sont les mêmes dans toutes les villes du département, que notre société a tendance à fermer les yeux sur les enjeux mafieux de la drogue et de sa nécessaire dépénalisation, sur la délinquance en col blanc, sur la stigmatisation des quartiers populaires, sur le désengagement des services publics de santé ou de formation.

On sait que punir et réprimer est plus facile que solutionner. Mais sans doute s’agit-il, une fois de plus, de cacher derrière les mots et les effets d’annonce l’incapacité des pouvoirs publics à surmonter les véritables obstacles. Pourtant c’est de cela que nous avons tous besoin.

Partager cet article

Repost0
26 juin 2018 2 26 /06 /juin /2018 08:00

Cette tribune est la question orale posée au conseil municipal du 26 juin 2018 par les élus EELV

Dans une France qui se rêve propriétaire, 3,5 millions de Français sont mal-logés et 10 millions touchés de près ou de loin par le mal logement. Alors que la qualité générale des logements s’améliore et que la majorité des Français vit dans de bonnes conditions, l’augmentation des loyers et des prix de l’immobilier ont fait du logement le premier poste de dépense des ménages.

Pour les plus pauvres ou les plus précaires, l’accès à un logement et la capacité à se maintenir et à vivre correctement dans son logement représente un défi. Les difficultés de nombre de Français à se loger devraient bien plus interpeller les pouvoirs publics, les parlementaires, les élus locaux, les responsables associatifs et économiques que ce n’est le cas aujourd’hui..

 

Le logement social est un pilier du modèle social français.  Avec 4,6 millions de logements, il loge un ménage sur six, soit 10 millions de personnes. Amortisseur face à la crise, filet de sécurité pour les plus fragiles, c’est aussi  un poids lourd de l’économie : 17 milliards d’euros ont ainsi été investis en 2015.  Ce patrimoine s’est constitué au fil des générations par l’effort cumulé des locataires (20 milliards d’euros de loyers par an dont 40% servent à rembourser les prêts qui ont financé le patrimoine), de l’Etat, des collectivités locales des épargnants sur le livret A, des entreprises et des salariés à travers l’ancien 1%.

 

Portant le modèle économique HLM est ébranlé par trois facteurs : le niveau historique des prix de l’immobilier et du foncier, la paupérisation des locataires et le désengagement de l’Etat. Ce « patrimoine national », pour reprendre la belle expression de Louis Besson, suscite depuis longtemps bien des convoitises. Accompagné en cela par l’Etat et les fonctionnaires de Bercy qui impulsent un changement  de modèle en inversant les flux financiers afin de prélever une partie de la richesse accumulée. Cela a commencé avec la baisse des APL, qui conduit, par des péréquations complexes, à prélever sur chaque bailleurs social 4% de ses loyers, ce qui évidemment les fragilise, et les oblige à réduire la maintenance et l’investissement, au détriment des locataires et de l’emploi.

 

Avec le projet de loi Elan (Evolution du logement, de l’aménagement et du numérique), le gouvernement dicte clairement sa solution.

 

Tout d’abord, il fixe un objectif de vendre 40 000 logements sociaux, contre 9 000 logements en rythme de croisière en 2016, ce qui est assez stupéfiant en particulier dans les zones tendues comme l’Ile-de-France. Des sociétés de vente d’HLM de droit privé, et la CDC avec Action logement s’y préparent déjà pour être prêtes dès 2019. Elles seront en capacité d’acheter en bloc aux bailleurs qui veulent vendre vite, et elles se chargeront de la commercialisation des logements sans besoin de l’accord de la commune ou du territoire. C’est une véritable vente à la découpe qui s’organise, comme le font les marchands de bien. Bonus aux communes qui n’aiment pas le logement social et ses occupants : les logements vendus continueront pendant 10 ans à être comptabilisés comme du logement social.  C’est une mesure que vous devez sans doute apprécier.

 

Le projet de loi impose le regroupement des bailleurs pour faire des économies et favoriser la circulation des capitaux Ainsi, d’ici le 1er janvier 2021, c’est-à-dire dans deux ans et demi, tous les bailleurs sociaux détenant moins de 15 000 logements  devront se regrouper pour atteindre ce seuil. Les sociétés HLM devront soit rejoindre un groupe, tels ceux contrôlés par Action logement ou par des établissements financiers, soit constituer entre eux une société de coordination. Ce sera le fond de notre question.

 

Le logement intermédiaire a été un laboratoire : des fonds privés ont été créés avec des investisseurs  pour produire des logements qui seront remis sur le marché au bout de 10 à 15 ans. Vous avez d’ailleurs décidé d’en produire massivement, sous le couvert de soi-disant logements sociaux. Et on a vu au conseil du mois de mars comment en toute discrétion vous avez garanti une cession de logements sociaux sous forme d’usufruit rue de Bellevue pour une durée limitée de 17 ans. Quelle précipitation.

 

Au final, un nouveau modèle se fait jour : le passage d’un logement social pérenne à un logement social  à durée déterminée. C’est bien un scénario de financiarisation du logement social qui se dessine au détriment du bien commun,  un partage progressif du gâteau  entre l’Etat, des investisseurs et certains groupes HLM, qui voudraient déjà  pouvoir transférer des fonds du logement social vers le logement intermédiaire, sas idéal avant une privatisation.

 

Des réformes sont certes nécessaires, mais ce doit être au profit des demandeurs qui ne parviennent pas à accéder  au logement social trop cher, pas pour organiser son dépeçage.

Les débats sur le projet de loi Elan se sont développés depuis plusieurs mois. L’opposition, dans sa diversité, a sans cesse réclamé depuis 4 ans un débat sur le logement social que vous avez toujours refusé.

 

Avec 9 000 logements environ, soit 80% du parc social de la Ville, Colombes est loin du seuil des 15 000 logements prévus par le projet de loi Elan. Vous aurez ainsi – ou nous aurons après les élections municipales -  l’obligation de regrouper CHP  avec un ou d’autres organismes pour constituer une société de coordination ou rejoindre un groupe constitué, comme je viens de le rappeler, ceci indépendamment  ou au contraire en vous adossant à la MGP et au territoire Boucle de Seine.

 

J’imagine que vous avez commencé à en débattre en conseil d’administration de Colombes Habitat Public et initié la recherche de plusieurs pistes d’action, prenant en compte les questions des flux financiers qui doivent être mutualisés à partir de 2021. Le contraire serait inquiétant.

 

Même remarque pour la cession du patrimoine social, puisque le plan de vente doit être inscrit dans la Convention d’Utilité sociale (CUS).

 

Pouvez-vous nous dire quelles sont vos pistes de réflexion compte-tenu des délais courts qu’il vous reste avant l’échéance  du 1er janvier 2021 qui sera bientôt une échéance obligatoire ?

.

 

Partager cet article

Repost0
24 juin 2018 7 24 /06 /juin /2018 18:43
J'a reçu ce courrier qu'il me semble important  de publier:
 
Madame, Monsieur, 

Objet : La Mairie de Colombes supprime le dispositif d’aide aux devoirs dispensé par le Bureau Information Jeunesse de la Ville de Colombes. 
 
Suite à notre réunion avec la Mairie, nous souhaitons poursuivre la discussion car nous pensons que celle-ci était constructive et mérite quelques approfondissements. 
Cette lettre a aussi pour ambition d’informer les différents acteurs de la vie publique et ainsi, d’ouvrir un large champ de discussion. 
Le dispositif d’accompagnement à la scolarité mis en place dans le cadre du BIJ est la réalisation du CLAS (Contrat Local d’Accompagnement à la Scolarité) et cette mise en place est une réussite depuis vingt ans à Colombes.
Vous trouverez la charte ci-dessous. 

A Colombes, de 18h à 19h30, ont lieu toute l’année dans différents quartiers des cours de français, philosophie, mathématiques, physique-chimie et anglais. 
Le dispositif met aussi en place des activités et ateliers durant les vacances, activités qui ont été drastiquement diminuées, voire arrêtées, sans explication probante. 
 

La Mairie explique qu’elle est confrontée à un coût de fonctionnement du dispositif qu’elle ne peut assumer et qu’elle est victime des mesures économiques gouvernementales or cet argument est ici irrecevable. 

 

En effet, nous comprenons parfaitement les difficultés économiques de la Mairie et sa nécessité de faire des choix financiers or ce dispositif ne représente pas un coût important  pour la Mairie proportionnellement à ses effets, à son rôle essentiel et par rapport à d’autres dépenses de fonctionnement, elle reste objectivement minime. 
Une explication s’impose : 
 
Premièrement, ce dispositif était jusqu’à aujourd’hui financé de manière importante par la CAF. Son financement aujourd’hui retiré s’explique non pas par un désengagement de la CAF mais par un non-respect de la charte suite à l’augmentation tarifaire importante il y a deux ans (ci-dessous est joint un tableau comparatif des tarifs). La CAF a soutenu ce dispositif avec fidélité car il a rôle important et légitime. C’est la défaillance de la Mairie par rapport à la charte constitutive qui est la cause de son retrait. C’est aussi son faible réengagement qui peut à nouveau sceller cet accord (CLAS). Les activités de se dispositif peuvent très bien être menées à moindre coût et pourtant avec force et respect de la charte. Ce dispositif n’a jamais représenté un coût plombant pour la Mairie. Il ne focalise pas les difficultés économiques de la Mairie là où d’autres pôles financiers sont incomparablement problématiques pour la Mairie. 
 
Secondement, le coût de fonctionnement général du dispositif est moindre puisque les salles d’accueil des jeunes sont des salles municipales, il n’y a pas de coût de location privative. Le coût normalisé de fonctionnement de ces salles (électricité, eau, hygiène) n’est pas absorbé que par l’activité du dispositif car ces salles sont aussi au service d’autres projets : prenons pour simples exemples la salle Gagarine qui sert aussi à l’association La Vie Libre ou encore la salle Solférino qui est une structure d’accueil de différentes activités municipales (lieu de rencontre et d’activité pour les personnes retraitées, mise en place de multiples ateliers créatifs, etc.).
 

De plus, la masse salariale et notamment celle des intervenants ne représente pas un coût important puisque l’équipe des professeurs n’effectue pas un nombre d’heures important (les professeurs travaillent au maximum 6h par semaine en période scolaire sinon beaucoup moins en moyenne lors de cette même période). 

 

Troisièmement, le BIJ a fait l’objet de mesures d’économies importantes connues de tous  : déplacement des locaux d’accueil général, réduction du personnel ou encore modification des conditions d’emploi des intervenants qui travaillent sur une base d’1h30 et non plus 2h. 
 
Les responsables et employés au sein du BIJ font de multiples tâches qui ne relèvent pas que du dispositif d’accompagnement à la scolarité : ils accueillent les jeunes et les familles, orientent, aident dans la bonne réalisation des démarches professionnelles des jeunes, participent à différents projets culturels et travaillent avec vigueur à faire du BIJ un lieu toujours innovant et pertinent pour la jeunesse de Colombes. 
 
Pour toutes ces raisons, l’argument du coût du dispositif n’est pas recevable. Nous ne parlons pas d’un « portefeuille » familial mais bien d’une gestion municipale des finances. La Mairie de Colombes est capable de gérer ce coût si moindre comparativement à l’importance de ce dispositif. En effet, ses effets sont grands. C’est la suppression du dispositif qui appelle à de plus grandes dépenses futures pour la municipalité là où aujourd’hui, le dispositif permet de remplir différentes missions cruciales avec un coût maîtrisé. 
En outre, ce dispositif permet de lutter contre le décrochage scolaire, l’échec scolaire et de fil en aiguille contre le chômage et la délinquance. Il remplit une mission d’utilité publique.
C’est pour cela que nous pouvons nous permettre de parler d’un investissement municipal nécessaire. 
Dès lors, nous vous invitons à reconsidérer le calcul coûts-avantages qui apparaît clairement être celui d’un grand profit concernant ce dispositif. 
Nous restons assurément ouverts à la poursuite de ces discussions. 
 
Ce dispositif vise à offrir un soutien scolaire de qualité pour les familles qui n’ont pas les moyens de payer des cours particuliers. C’est un pilier de Colombes qui comptait cette année 270 jeunes et le double il y a deux ans avant l’augmentation tarifaire de la Mairie de Colombes. Nous parlons de milliers de jeunes depuis son commencement. 

C’est un dispositif de proximité qui accueille les jeunes dans des salles qui représentent un lieu intermédiaire : ce n’est ni le domicile des jeunes dans lequel les bonnes conditions d’étude ne sont parfois pas réunies, ni l’école qui focalise pour certains de multiples difficultés. 

Ce lieu est un espace pour reprendre confiance en soi, en l’école, en l’avenir. 

Au sein de ces lieux le lien social est renforcé entre les jeunes de Colombes qui rencontrent des élèves de différents niveaux et d’autres établissements. Une saine émulation s’y met en place. 

Les professeurs du dispositif ont tous un Master dans la discipline qu’ils enseignent et sont pour la plupart, présents depuis des années dans ce dispositif. L’équipe est fortement engagée et a une connaissance accrue des problématiques que connaissent les jeunes de Colombes. 

En ce sens, ils mettent en œuvre un accompagnement intensif et la preuve de l’efficacité de ce dispositif est la grande réussite des jeunes dont les familles peuvent témoigner. Ce dispositif permet même de parler « d’excellence » puisque les jeunes pris en charge en son sein sont ensuite ceux qui accèdent aux filières les plus prestigieuses et sélectives de France (classes préparatoires littéraires et scientifiques, ingénierie, médecine, droit, etc). C’est un vecteur d’ascension sociale concret qui permet de réaliser les grandes aspirations d’une jeunesse pleine de ressources si elle est soutenue (la caractérisation « soutien scolaire » prend ici tout son sens). 

De la Sixième à la Terminale, les jeunes ont un suivi de qualité, rigoureux, ils se sentent encadrés et prennent plaisir à apprendre. Ils sont motivés et ont de l’ambition. 

Nous préparons le brevet et le baccalauréat toute l’année avec les jeunes : lorsqu’ils n’ont pas de devoirs, nous revenons sur les leçons, faisons cours, mettons en place des exercices et des entraînements de type brevet ou de type bac. Les difficultés des jeunes sont affrontées une à une de manière systématique. C’est une prise en charge continue. 

Ce dispositif ne représente pas un doublon avec les CSC de Colombes. En effet, le dispositif d’aide aux devoirs offre des cours spécialisés selon les matières et offre un panel de créneaux de cours spécifiques très important du lundi au vendredi. Son rendement est irremplaçable notamment auprès des lycéens et troisièmes. Nous reconnaissons le formidable travail des CSC et nous agissons ensemble mais différemment. C’est une synergie entre le dispositif et les CSC qui permet le traitement efficace des difficultés scolaires des jeunes de Colombes. Rompre cette dynamique entre le BIJ et les CSC est menacer ce qui aujourd’hui, fonctionne bien et pourrait même être renforcé. L’action du BIJ ne remplace pas celle des CSC et inversement. À l’inverse, il nous faut considérer une cohésion, une cohérence et une puissance d’action entre les deux. La logique adéquate ne serait donc pas celle d’une suppression mais celle d’un renforcement en terme de « maillage » : nous devons donc ici parler d’un mouvement cohérent mais protéiforme. 
 
La Mairie explique que cette charte est « ancienne », que les choses « changent » mais cet argument est un paralogisme. 
En effet, cette charte est réalisée à la perfection et représente une concrétisation forte de vingt années ce qui est le gage de légitimité de ce dispositif qui apparaît pouvoir revendiquer « la force de l’expérience » par rapport au traitement d’un problème toujours d’actualité : l’inégalité de la réussite scolaire. 
Justement, c’est cette pérennité qui permet de dire que ce dispositif est un monument très fort de Colombes. Les monuments ne sont pas des « vieilles choses » qu’il faut abolir mais des piliers qui nous permettent d’assurer l’avenir avec force. 
 
Pour toutes ces raisons, il n’est pas « naïf » d’informer la population et d’espérer un débat municipal démocratique pour ce qui représente une décision très lourde. En cela, la mobilisation de la totalité des acteurs publics et des familles est légitime. Il n’est pas une « faute » ou une « erreur » de participer au bon fonctionnement du débat démocratique en informant les différents acteurs de Colombes puisque nous sommes tous, sans exception, touchés par cette décision. Il n’est pas une erreur de vous écrire aujourd’hui pour communiquer avec tous. 
 
Bien au contraire, il est une gloire pour Colombes de voir ses citoyens attachés à la ville, au débat et une réussite de constater que tous sont préoccupés de manière bienveillante à ce qui représente demain : la jeunesse de Colombes. Dès lors, Colombes est vivante et lucide lorsque cette information est diffusée. Parce que ce sont les colombiens, au-delà des couleurs politiques, qui font de Colombes une ville excellente et participent ainsi au débat d’une ville « éclairée ». 
 
Il est ici question du bien commun par rapport à un dispositif qui œuvre au service d’idées universelles : le savoir comme idéal, l’égalité des chances comme objectif, la formation intellectuelle des citoyens comme réussite effective, la société épanouie et créative comme adhérence à une histoire, au long terme. 

C’est un dispositif aimé des jeunes, aimé des familles et d’une importance capitale pour Colombes. 

Pour l’égalité des chances, pour l’amour du savoir, pour la lutte contre les inégalités socio-économiques, pour la jeunesse, pour l’avenir, pour la réussite de tous, 

Pour toutes ces raisons, nous demandons, avec les familles et les jeunes de Colombes, le maintien du dispositif d’aide aux devoirs du BIJ. 
 

Nous serons au Conseil municipal du mardi 26 juin à 19h avec les familles, les élèves et les citoyens parce que nous sommes convaincus qu’à Colombes se réalise la démocratie, le débat constructif. Parce que cette décision est un choix politique, relève de la municipalité et que son lieu approprié est le conseil municipal, parce que nous sommes citoyens, nous serons là. C’est un moment crucial pour la population de Colombes qui vient à votre rencontre pour vous comprendre. 

 

Nous porterons les « visages » des absents, des familles qui ne peuvent venir mais qui sont concernées par cette décision et qui attendent avec impatience une explication : une raison claire et distincte suite à cette décision. Une grande communication citoyenne se met en place à vos côtés pour parler avec tous de ce qui nous concerne tous. 
 
Ce message a pour vocation et seule intention la continuation du dialogue ouvert avec pertinence et richesse par la Mairie et les citoyens. 
 
Les professeurs du dispositif : Seddik Ismahène, Hasnaoui Bouchra, Fraigneau Stéphane, Ramdani Aicha, Ait Aissi Ferhat, Hadj Kacem Brahim, Malgrange Mouna, Chadouli Youssouf, Ly Cheick, Vélin Cassim Didier. 

Partager cet article

Repost0
9 avril 2018 1 09 /04 /avril /2018 12:04

LE CERCLE D’ETUDES ET D’INITIATIVES CIVIQUES (CEIC),  LA MJC DE COLOMBES, ATTAC92

 

MARDI 10 AVRIL A 20h30

 

SOIREE DEBAT

 

COMMENT ACCELERER LA TRANSITION ENERGETIQUE ?

BILAN ET PROPOSITIONS

 

Intervenant : Dominique Frager

 

A la  MJC de Colombes 96/98 rue Saint-Denis Colombes

 

Le débat public sur la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) s’est ouvert  depuis le 19 mars, mais avec de nombreux angles morts. Il intervient alors que l’un des objectifs de la loi a été remis en cause. Ainsi EDF annonce ne prévoir aucune fermeture de réacteur nucléaire hormis Fessenheim avant 2029 et veut construire un nouvel EPR à Gravelines. Le débat s’ouvre en oubliant ainsi le nucléaire et la baisse de la consommation.

A partir du rapport du CESE (conseil économique, social et environnemental), Dominique frager, président du CEIC fera un bilan d’étape de la loi.

 

La trajectoire observée n’est pas la bonne, les émissions de Gaz à effet de serre ont augmenté à nouveau en 2015 et 2016. Les moyens mis en œuvre au service de la transition demeurent très insuffisants avec l’absence d’un volet fiancier sérieux.

Face à ces blocages, nous rappelons les propositions des experts du CESE et des grandes ONG de l’environnement.

 

Il faut accélérer la transition énergétique en nous inscrivant dans le débat public ouvert jusqu’à juin prochain.

Partager cet article

Repost0
4 avril 2018 3 04 /04 /avril /2018 13:39

Nous n’avons donc aucun risque de non-paiement, car ce sont les mairies qui nous payent

 

Ce soir a lieu l’inauguration de la crèche « les Mouette » d’une contenance de 30 places pour laquelle la ville a réalisé d’importants travaux pour changer la destination de l’ancien espace des 4 chemins au Petit Colombes au prix de 1 million d’euros. Sa gestion a été confiée à la société privée « la Maison Bleue ». L’équilibre de son fonctionnement est assuré par la CAF, le conseil départemental et les familles ayant obtenu une place dans cette crèche.

Il est toujours intéressant de regarder ce qu’on appelle le biseness plan . Je me rapporte donc à une interview de 2014 de Sylvain forestier par Eric Lewin, Président du groupe « La Maison Bleue » dans « La Bourse au quotidien ». Je ne reprends pas ici toute l’interview mais seulement la partie concernant les crèches.

 

...

EL : Vous décidez alors de vous lancer dans les crèches, un domaine bien différent du CRM. Pourquoi un tel virage stratégique pour vous ?

SF : Suite à des discussions avec des amis et avec quelques hommes politiques, je me suis rendu compte qu’il y avait un véritable marché encore inexploré. Il y a certes de fortes barrières à l’entrée, mais ce marché peut exploser dans les prochaines années. En 2007, je crée donc la Maison Bleue, avec mon associée puéricultrice, à partir d’une feuille de papier. Nous obtenons très vite une première crèche à Montrouge et nous montons en puissance si bien que nous gérons maintenant plus de 100 crèches, essentiellement en France (avec quelques incursions en Suisse, à Zurich et Genève). En France, ce marché pèse 7 milliards d’euros et la Maison Bleue est l’un des quatre grands acteurs du secteur avec 9% du marché.

EL : Justement quel est votre business model ?

SF : Il est très simple. Nous gérons les crèches pour les municipalités et pour les entreprises qui nous font confiance. 70% des places en crèche proviennent des villes et 30% des entreprises. Mais nous tirons une bonne partie de nos bénéfices des entreprises, les municipalités ayant un tarif préférentiel. Il faut par exemple savoir qu’une place en crèche coûte environ 20 000 euros par an, mais les parents ne payent pas tout. Il y a une subvention de la part de la CAF et de la part des réservataires. Nous n’avons donc aucun risque de non-paiement, car ce sont les mairies qui nous payent. Cela nous permet d’être assez optimistes dans nos prévisions.

...

Euh, je n’ai rien à ajouter…

 

Plus d'infos sur : http://labourseauquotidien.fr/sylvain-forestier-maison-bleue-acteurs-marche-creches/

Partager cet article

Repost0
29 janvier 2018 1 29 /01 /janvier /2018 23:50

Cette réunion organisée par la municipalité était déjà mal enfilée. Peu d’information sur le site ou les comptes de la ville, , quelques  affichettes apposées le matin même. En fait ce sont des habitants du quartier qui ont fait fonctionner le bouche à oreille. Une cinquantaine de personnes dans le public, une petite vingtaine en plus avec les élus, les techniciens de la ville et quelques représentants d’entreprises intervenant dans les chantiers en cours.

J’avais écris un peu vite et en direct sur les réseaux sociaux que les habitants étaient ronchons,  puis râleurs. Et je me suis fait dès le lendemain engueuler par certaines  – à juste titre – car ces habitants manifestaient à l'évidence plutôt leur écœurement et leur colère.

En reprenant mes notes, en alignant les phrases, j’ai vraiment constaté qu’ils et elles étaient même en-deça de ces deux expressions. Je n’avais pas eu le temps depuis deux semaines d’y revenir, mais je ne peux pas laisser passer comme cela ce qui s’est dit.

 

Car toutes les interventions touchent à la vie quotidienne de milliers de personnes contraintes par les chantiers de la rénovation urbaine, et traduisent le sentiment partagé de non prise en compte de leurs problèmes qu’elles  ressentent.

 

Au départ, la réunion convoquée par N. Goueta portait sur le chantier de la rue Michelet qui en principe a démarré ce matin 29 janvier. Il doit se dérouler en 2 phases : la première phase du 29 janvier au 23 mars et la seconde phase de mi mars à fin mai. Il concerne la réfection des réseaux existants, l’éclairage de la rue, la création de 3 plateaux traversant, la réfection des trottoirs, la création d’une bande cyclable. Tout cela va provoquer des modifications de circulation avec la mise en double sens de l’allée Joliot-Curie en venant d’Asnières, avec plusieurs points durs qui se situent vers le groupe scolaire Langevin-Vallon, et les accès aux parkings. Mais ces travaux entrainent  la déviation des bus RATP 366 et 235 dans les deux sens.

Cette réunion se tenant en janvier, les habitants ont manifesté leur exaspération face à des situations en plein cœur de l’hiver, quand les journées sont les plus courtes, quand le jour se lève tard et se couche tôt. Quand il pleut et qu’il faut marcher au milieu des chantiers, que l’on soit adulte valide ou handicapé,  personne âgée ou enfant.

 

Alors les habitants ont manifesté leur inquiétude plus sur les déviations proposées allée Joliot-Curie et les conséquences sur leur quotidien que sur les travaux de la rue Michelet en tant que tel. Et très vite, ce sont des tas d’autres problèmes qui ont surgi avec beaucoup de passion et de colère:

  • Ils se sont plaints de l’absence de l’éclairage pendant les travaux, au cœur de l’hiver, ne sachant pas toujours où mettre les pieds. Ils avaient raison.  Tout le monde a reconnu cette situation..Du coup, N. Goueta s’est engagée à faire poser  en complément le temps des chantiers de l’éclairage provisoire . Mais est-ce que cela sera effectif ?
  • D’autres,  habitant aux 53 et 59 Michelet se sont plaints également de l’absence d’éclairage, et aussi des accès aux personnes handicapés, car les cheminements ont été cassés mais pas remplacés même de manière provisoire (la question des personnes handicapées est d’ailleurs revenue souvent).
  • Le parking de l’agrocité (je note que tout le monde l’appelle comme cela dorénavant, y compris N. Goueta) : certains se plaignent qu’il est réservé aux propriétaires du 118 Stalingrad, et pas aux locataires du quartier, ce que conteste N.Goueta, mais évidemment elle a tord. Et encore une fois les habitants avaient raison. N. Goueta promet que le parking est ouvert à tous. Ah bon ?
  • L’accès pompier au 65 Michelet supprimé : ce n’est pas normal
  • Au 75/77 Michelet : une habitante  s’interroge sur ce qui se passe au pied des immeubles (problème de limites de prestations visiblement) avec des marches d’escaliers extérieurs supprimées par les entreprises alors que ces escaliers appartiennent à la copropriété.
  • L’allée Joliot-Curie est en partie défoncée, avec des trous et des flaques rendant son usage très difficile pour les riverains. J’en ai fait moi-même la dure constatation ce soir-là où il pleuvait fortement.
  • Au 69 Michelet (copropriété) : les éboueurs  ne viennent plus, c’est le gardien qui se trimballe les conteneurs, parfois aidé par les ouvriers tellement c’est lourd et peu maniable.
  • Tour Z : avec les travaux de percement  du rez-de-chaussée, tout est ouvert à tous les vents ; les personnes qui habitent dans les étages immédiatement au-dessus ont froid et supportent tous les bruits du chantier dans les logements et les circulations verticales (les tuyaux). Nous avons fait collectivement le constat que Colombes Habitat Public était absent de la réunion et N. Goueta s’est engagée à ce qu’il y ait une réunion spécifique avec le bailleur de la ville . Quelqu’un rappelle que  cela fait 2 ans que le conseil de quartier demande une réunion avec CHP, sans qu’il y ait de réponse positive. N. Goueta tente une diversion en rappelant les sommes mises par la ville, l’Etat et l’ANRU sur la rénovation urbaine. Personne ne conteste cela, c’est tout simplement en total décalage avec ce que supportent les habitants depuis plusieurs mois du fait de chantiers gigantesques, indispensables mais pas toujours bien maitrisés.
  • Un locataire représentant la CNL dit calmement qu’il  y a des nuisances partout,que  les chantiers ne sont jamais terminés (mais c’est vrai dans toute la ville) ; il se demande comment circuler avec les travaux ; il réitère que la signalisation des places handicapées au sol a disparu du fait des travaux, rendant encore plus difficile l’accès de ces personnes à leur logement.
  • Plusieurs habitants demandent à ce que l’information soit améliorée et qu’il y ait enfin des retours du comité de suivi, ce qui de l’avis de beaucoup n’est pas le cas..
  • Des échanges ont lieu aussi sur les espaces verts : plusieurs protestent  et contestent l‘aménagement du square des acacias, pas assez végétalisé selon elles, et en tout cas moins que ce qui existait avant. N. Goueta renvoie les choix sur l’ancienne municipalité et de manière surprenante me donne la parole pour que j’explique les raisons de cet aménagement. J’ai donc rappelé le processus (concours, concertation, ateliers (on m’a même rappelé en fin de réunion qu’au moins un maire-adjoint de l’actuelle majorité participait alors à ces ateliers) mais au final les choix définitifs ont relevé de l’équipe élue en 2014. Engagement est pris par ailleurs que le square des platanes soit plus végétalisé. Je n’y croie guère vu le bétonnage du quartier, plus important que ce qui était prévu à l’origine.
  • Des habitants relèvent qu’on leur parle de la plantation de 150 arbres, mais il en était prévu 200 : il en manque donc 50.
  • Le square pour enfants tout neuf  a été recassé à cause de problèmes techniques : l’entreprise explique que c’est normal et que c’était prévu. Ah bon, on jette ainsi l’argent par les fenêtres ? De plus des dalles sont déjà fendues.  Cela aussi c’est normal ?

J’ai sans doute oublié quelques échanges et j'en suis d'avance désolé, mais le mécontentement que j’ai retracé dans ce billet méritait qu’il soit connu des Colombiens.

 

Ah oui, j’oubliais : le départ du Leclerc du quartier. Ni la Maire, ni aucun élu de la majorité municipale n’en a parlé qui sont parfaitement  informés (du moins quelques uns).   moi-même je ne l'ai pas évoqué car je  découvert ce projet après le 19 janvier. Mais pour en savoir plus, il suffit de lire la tribune du mois de février des élus écologistes.

 

 

Partager cet article

Repost0